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La poursuite en diffamation contre un conseiller d’Ottawa abandonnée par des électeurs

George Dalouze parle avec un micro à la main.

Le conseiller du quartier Osgoode faisait face à une action civile pour diffamation et atteinte à la vie privée déposée par un couple qui a également déposé une plainte auprès du commissaire à l'intégrité (archives).

Photo : Kate Porter/CBC

Radio-Canada

Une poursuite contre le conseiller d'Ottawa George Darouze a été abandonnée par les plaignants. Le conseiller du quartier Osgoode faisait face à une action civile pour diffamation et atteinte à la vie privée déposée par un couple qui a également déposé une plainte auprès du commissaire à l'intégrité.

Le couple, qui réside dans le quartier, a depuis retiré sa plainte, selon l'avocat du conseiller.

En septembre 2019, George Darouze est devenu le premier conseiller municipal coupable d’avoir enfreint le code de conduite depuis la nomination de Robert Marleau au poste de commissaire à l’intégrité, en 2012.

Il a été accusé d'avoir agi de manière injustifiée et excessive lorsqu'il a tenté de faire taire une femme qui l'avait critiqué sur les réseaux sociaux, lors de l'élection municipale de 2018, en écrivant au patron de son mari, le chef de police.

Dans son rapport, le commissaire à l'intégrité Robert Marleau a qualifié la version de M. Darouze de non crédible et souligné que la principale motivation derrière son geste était d'intimider les plaignants et de causer des problèmes pour le policier.

Bien que le commissaire à l'intégrité garde confidentiels les noms des plaignants, la poursuite les identifie comme étant Kristen et Reinhard Lechleitner. Ce dernier est un agent du Service de police d'Ottawa (SPO) depuis plus d'une décennie.

Le couple réclamait 32 500 $ en dommages-intérêts, arguant que les actions du conseiller avaient nui à leur réputation dans la communauté et, pour Reinhard Lechleitner, à son lieu de travail.

George Darouze devant l'hôtel de ville d'Ottawa.

Le conseiller n'a reçu aucune réprimande de la part du conseil municipal à la suite du dépôt du rapport du commissaire Marleau en 2019, qui en faisait la recommandation (archives).

Photo : (Joanne Chianello/CBC

Publication Facebook

L'affaire découle d'une publication sur les réseaux sociaux.

En septembre 2018, après un débat des aspirants-conseillers dans le cadre des élections municipales, la femme a publié dans un groupe Facebook pour manifester son désaccord vis-à-vis certaines affirmations de M. Darouze, lors du débat, en ce qui a trait à la présence policière dans le quartier.

Il a accusé sa détractrice de publier de l’information inexacte et lui a demandé de la rencontrer avec sa source familiale à l’interne, en faisant référence à son mari policier.

Le lendemain, M. Darouze a écrit à Charles Bordeleau, alors chef du SPO, accusant Mme Lechleitner d'avoir utilisé des tactiques effrayantes pour semer la grogne dans la communauté, et suggérant que M. Bordeleau enquête sur son mari pour déterminer s’il lui relayait de la fausse information.

Le chef Bordeleau a transmis le courriel du conseiller à des enquêteurs qui ont conclu que l'officier n'avait rien à se reprocher et que l’information publiée par Mme Lechleitner était exacte et n’induisait pas en erreur.

Avec les informations de CBC News

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