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La Chine relance ses manœuvres militaires autour de Taïwan

Un pilote dans un avion militaire.

L'agence de nouvelles chinoise Xinhua a publié cette photo d'un pilote du Théâtre oriental de l'Armée populaire de libération chinoise, le 7 août dernier, lors d'une première série d'exercices militaires lancée par Pékin.

Photo : via Associated Press / Wang Xinchao

Agence France-Presse

La Chine a annoncé lundi avoir organisé de nouveaux exercices militaires autour de Taïwan, où cinq parlementaires américains sont en visite, deux semaines après la venue de Nancy Pelosi qui avait déjà déclenché la colère de Pékin.

L'Armée populaire de libération a organisé une patrouille de préparation au combat interarmées et des exercices de combat dans la mer et l'espace aérien autour de Taïwan, a indiqué lundi le Commandement Est de l'armée chinoise.

La délégation américaine, dont la visite n'avait pas été annoncée, est arrivée dimanche soir à Taipei et devait rencontrer la présidente de l'île, Tsai Ing-wen, lundi, avant une réception organisée au ministère des Affaires étrangères.

La Chine prendra des mesures fermes et énergiques pour sauvegarder sa souveraineté et son intégrité territoriale, a averti lundi devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin.

Le déplacement de deux jours porte essentiellement sur le commerce, la sécurité de la région et le changement climatique, selon l'Institut américain à Taïwan, l'ambassade de facto des États-Unis dans l'île.

Les officiels posent pour une photo.

La délégation américaine (Alan Lowenthal, John Garamendi, Ed Markey, Aumua Amata Coleman Radewagen, Don Beyer) est accompagnée du politicien taïwanais Joseph Wu.

Photo : Associated Press

Il survient moins de deux semaines après la visite de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, sur cette île revendiquée par les autorités chinoises.

La Chine avait alors réagi avec colère et lancé les plus importantes manœuvres militaires de son histoire autour de Taïwan. Pendant cinq jours, l'armée avait déployé navires de guerre, missiles et avions de chasse, simulant un blocus de l'île.

Taipei a accusé la Chine d'avoir pris prétexte de la visite de Mme Pelosi pour s'entraîner à une invasion. En réponse, les États-Unis ont réaffirmé leur engagement dans la région.

Les nouvelles manœuvres lundi constituent une dissuasion solennelle contre les États-Unis et Taïwan qui sapent la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan, a indiqué dans un communiqué le porte-parole du Commandement Est de l'armée chinoise, Shi Yi.

L'armée s'entraîne et se prépare au combat, a précisé le porte-parole, reprenant un vocabulaire déjà utilisé par Pékin.

La délégation américaine est composée d'un sénateur Ed Markey (Massachusetts, démocrate) et des représentants Alan Lowenthal (Californie, démocrate), John Garamendi (Californie, démocrate), Don Beyer (Virginie, démocrate) et Aumua Amata Coleman Radewagen (Samoa, républicaine).

Taipei souhaite le statu quo et la stabilité dans le détroit de Taïwan ainsi qu'en Asie-Pacifique, leur a indiqué la dirigeante Tsai Ing-wen, selon un communiqué de la présidence de l'île.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie montre la menace que les États autoritaires représentent pour l'ordre mondial, a souligné Mme Tsai, tout en remerciant Washington pour son soutien face aux menaces chinoises.

Représailles et menaces

La Chine estime que Taïwan, peuplée d'environ 23 millions d'habitants, est l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949.

Opposé à toute initiative donnant aux autorités taïwanaises une légitimité internationale, Pékin est vent debout contre tout contact officiel entre Taïwan et d'autres pays.

Des responsables américains se rendent fréquemment dans cette île, mais la Chine avait jugé que la visite de Mme Pelosi, la plus haute responsable américaine à se rendre sur l'île depuis des décennies, était une provocation majeure.

Face aux manœuvres lancées par Pékin en représailles, Taïwan avait organisé ses propres exercices simulant l'organisation de sa défense face à une invasion chinoise.

Pékin n'a mis fin à ses exercices qu'après avoir réitéré ses menaces envers Taipei et déclaré qu'elle continuerait à patrouiller dans le détroit de Taïwan.

Dans son point quotidien, le ministère taïwanais de la Défense a affirmé dimanche avoir détecté 22 avions et 6 navires chinois opérant près du détroit. Onze des avions ont dépassé la ligne médiane, une démarcation non officielle entre Taïwan et la Chine que Pékin ne reconnaît pas.

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