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Une nouvelle faculté de médecine tarde à se concrétiser en C.-B. malgré les promesses

Un bâtiment en verre à Surrey.

Le campus de Surrey de l'Université Simon Fraser devrait accueillir la seconde faculté de médecine de la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors qu’une pénurie de médecins de famille contribue aux difficultés du système de santé en Colombie-Britannique, aux prises avec des fermetures sporadiques, mais répétées de salles d’urgence et de cliniques de soins primaires, l’ouverture prévue l’an prochain d’une nouvelle faculté de médecine tarde à se concrétiser.

Lors des élections d’octobre 2020, qui ont reporté au pouvoir le Nouveau Parti démocratique, John Horgan avait promis la création d’une seconde faculté de médecine d’ici l’année scolaire 2023-2024.

Le ministre de la Santé, Adrian Dix, a cependant été plus vague lors d’une période de questions à l’Assemblée législative le 29 mars. Il affirmait que le projet serait terminé durant le présent mandat électoral.

Les prochaines élections générales sont prévues en 2024.

C’est pratiquement impossible qu’ils réussissent à remplir leur engagement d’avoir les cours qui commencent dans un avenir proche, déplore la porte-parole du Parti libéral en matière de santé, Shirley Bond. Il n’y a aucun signe que cette faculté de médecine soit dans le budget.

Dans une déclaration, l’Université Simon Fraser (SFU) indique qu’un plan d’affaires est en cours de développement et que l’accueil des premiers étudiants de médecine sur son campus de Surrey aura lieu dans les trois à quatre ans suivant l’approbation de ce plan par la province.

Le ministère de l’Éducation supérieure, de son côté, explique dans une déclaration qu'il travaille activement avec SFU pour remplir ses engagements et qu'il a fourni 1,5 million de dollars à l’établissement pour la planification du projet.

Cela est seulement un aspect de notre travail pour former plus de médecins de famille et de travailleurs de la santé. Nous travaillons entretemps à trouver des solutions à court terme pour combler les besoins importants de notre système de santé, écrit un porte-parole du ministère. De plus, le ministère de la Santé a financé depuis 2017 la création de plus de 60 places annuelles supplémentaires pour les résidents [en médecine].

Un manque de médecins de famille

Selon le Collège des médecins de famille de la Colombie-Britannique, 1 million de Britanno-Colombiens n’ont pas de médecin de famille, soit environ 20 % de la population provinciale.

Son président, David May, affirme que la Colombie-Britannique compte 6000 omnipraticiens, mais que seulement la moitié a une pratique familiale traditionnelle.

Il se dit favorable au projet de nouvelle faculté, même s’il ne réglera rien à court terme, puisque la formation des étudiants prend au moins six ans.

Selon David May, la province offre peu de places pour les études en médecine à l’université par rapport à sa population.

Une seule école de médecine existe à l’ouest des Rocheuses, soit à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC). Une province de taille comparable comme l'Alberta en compte deux, et le Québec, quatre.

Améliorer les conditions de travail

David May affirme cependant que le gouvernement devrait travailler en priorité à améliorer les conditions de travail et la rémunération des médecins de famille.

Vous pouvez former le nombre de médecins que vous voulez, mais ils ne choisiront pas nécessairement la pratique [familiale], dit David May.

Selon lui, il faudrait que la province offre un meilleur soutien administratif aux médecins. Il faudrait aussi réduire la paperasse à remplir, que les médecins soient mieux inclus dans les décisions gouvernementales et que leur rémunération soit plus élevée.

Avec les informations de Cory Correia et David Ball

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