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Un couple afghan attristé de voir son pays aux mains des talibans

Un homme et une femme prennent la pose pour être photographiés. Ils sont en extérieur.

Gulshan et Karim Muhibi vivent à Québec depuis 2012. Ils sont parents de deux enfants.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe Arsenault

Voir l’Afghanistan s’enfoncer chaque jour un peu plus dans la crise et l’intégrisme depuis le retour des talibans au pouvoir en août 2021 serre le cœur de Karim et Gulshan Muhibi. Pourtant bien intégrés à Québec où ils vivent et élèvent leurs deux enfants, ils n’en restent pas moins attachés à leur pays d’origine.

Karim Muhibi se souvient d'avoir fui l’Afghanistan en 1997 à cause des talibans. Je trouvais que la vie était difficile avec eux. Là, l'histoire se répète, 25 ans plus tard, se désole-t-il.

Il n’y est pas retourné depuis tout ce temps, mais il reste en contact avec des membres de sa famille et d’anciens voisins qui vivent toujours sur place.

C’est très difficile pour eux en ce moment. On ne peut pas imaginer comment c’est pour eux. Ils sont en train de perdre la valeur de la vie là-bas, témoigne-t-il.

À ses côtés, son épouse est tout aussi ébranlée.

« La vie n’est vraiment pas facile pour les femmes là-bas. »

— Une citation de  Gulshan Muhibi

En un an, leurs libertés se sont considérablement restreintes : elles n’ont plus le droit de travailler, de se maquiller, de sortir seules.

L’école leur est interdite. Celles qui vont encore à l’université suivent leurs cours dans des classes isolées des autres étudiants.

Pas capables de vivre toute notre vie dans la guerre

Gulshan Muhibi a elle aussi subi l’oppression des talibans. Par leur faute, elle n’a jamais été une élève, écartée des voies classiques qui mènent à l’éducation.

On est nés dans la guerre et on a grandi dans la guerre. On n’était pas capables de vivre toute notre vie dans la guerre, confie Karim Muhibi.

Leur existence d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle qu’ils ont connue. Québec, où ils se sont installés en 2012, est devenu leur chez-eux.

On est vraiment contents d’être ici. La qualité de vie est bonne à Québec, c’est une ville sécuritaire pour les enfants, assure-t-il.

À leur arrivée, ni lui ni elle ne parlaient un mot de français. L’apprentissage de la langue ne leur fut pas évident. Maintenant, ils se débrouillent, comme ils disent.

Depuis le début de la crise des réfugiés afghans, le Canada en a accueilli plus de 17 000. Ottawa s’était fixé un objectif de 40 000 en deux ans.

D'après les informations de Louis-Philippe Arsenault

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