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La passe migratoire de Whitehorse connaît une montée anémique de saumon quinnat

Une affiche montre qu'un nombre total de 10 saumons chinook a traversé la passe migratoire de Whitehorse cette saison, le mercredi 10 août 2022.

Seuls 10 saumons quinnat (chinook, en anglais) avaient franchi la passe migratoire de Whitehorse, mercredi. Le lendemain, trois se sont ajoutés.

Photo : Radio-Canada / Leslie Amminson

Radio-Canada

Des dizaines de personnes rassemblées à la passe migratoire de Whitehorse, mercredi, pour la « soirée d’appréciation du saumon » ont vu leurs espoirs minés par le faible nombre de saumons quinnat qui ont remonté le fleuve Yukon.

Seuls 10 saumons avaient ainsi contourné le barrage des rapides mercredi, alors que jeudi, seuls 3 autres poissons ont emprunté la passe migratoire, ce qui a porté le total à 13.

L’an dernier, 274 saumons quinnat (appelés chinook, en anglais) avaient utilisé la passe migratoire, contre une moyenne annuelle habituelle de 1000 poissons, selon la responsable de la passe, Amy Jacobson.

Elle ajoute qu’alors que les lieux de fraie du fleuve Yukon voient normalement passer de 100 000 à 500 000 saumons quinnat par année, seuls 44 000 poissons ont été comptés cette année.

Le pic de migration se produit généralement à la mi-août et Amy Jacobson se permet d’espérer un sursaut de fin de saison. Elle admet toutefois que, si la tendance se maintient, l’année 2022 sera la pire de l’histoire.

Le coût culturel

Le saumon quinnat est particulièrement lié à la culture des Premières Nations du territoire, qui les pêchent depuis des siècles. Plusieurs d’entre elles se sont abstenues de pêcher cette espèce, ces dernières années, afin de permettre un renouvellement de la population.

Paul Josie, le chef adjoint de la Première Nation Vuntut Gwitchin, l’une de celles qui s’abstient de pêcher le quinnat cette année, indique que ce choix a été difficile, puisqu’il empêche la transmission d’un savoir traditionnel aux enfants.

C’est une partie de ma culture et de ma vie, explique-t-il. Ça me fend le coeur, parce que mes filles sont si jeunes qu’elles n’ont jamais vu ce qu’on fait depuis des milliers d’années.

Les causes du déclin restent un mystère

Les scientifiques tentent toujours de comprendre ce qui explique le déclin alarmant du nombre de quinnat qui utilisent la passe migratoire, explique Travis Ritchie, d’Énergie Yukon, à qui appartient le barrage.

Selon lui, ce déclin s’explique probablement par une combinaison de facteurs humains et environnementaux, comme le réchauffement des eaux, la surpêche et la perte d’habitats.

Il ajoute qu’Énergie Yukon et les Premières Nations locales sont en pourparlers afin de trouver des moyens de raviver la migration.

Avec les informations de Leslie Amminson

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