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Traverser le Canada en vélo en l’honneur de sa mère

Portrait du cycliste Hugo Lambert.

Profitant d’un jour de répit, Hugo Lambert s’est arrêté à Winnipeg après un passage difficile dans les prairies.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Après le décès de sa mère, atteinte de sclérose latérale amyotrophique (SLA), l’étudiant universitaire Hugo Lambert a décidé de parcourir le Canada en vélo, réalisant un trajet de 5000 km en 50 jours, afin de récolter 50 000 $ pour financer la recherche et soutenir les personnes atteintes de la maladie.

Partant de Vancouver le 18 juillet 2022, le cycliste français établi au Québec depuis sept ans souhaitait initialement récolter 10 000 $, diffusant des bribes de son périple sur les réseaux sociaux avec le mot-clic #RoulePourLaSLA.

Ayant déjà dépassé les 45 000 $ en dons récoltés, l’objectif est maintenant de 50 000 $.

Soutenir la recherche

Les fonds recueillis seront versés à la Société de la SLA du Québec, (Nouvelle fenêtre) ainsi qu’à l’Association pour la recherche sur la SLA en France (Nouvelle fenêtre), afin d’aider à fournir du matériel et du soutien psychologique pour les aidants, ainsi que des conseils en nutrition pour les personnes malades.

En général, la personne est hospitalisée à domicile, donc il y a beaucoup de besoins, explique Hugo Lambert.

Le reste de l’argent ira à la recherche, afin de poursuivre les efforts pour trouver un remède, parce que pour le moment, il n’y en a pas, poursuit-il.

Il va y avoir des peurs, mais le cœur est plus fort.

Hugo Lambert et son vélo dans un parc à Winnipeg.

« Le voyage me sert aussi de chemin de croix, pour faire mon deuil, parce que je suis seul avec moi-même », précise Hugo Lambert.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Murchison

Profitant d’un jour de répit, le jeune homme s’est arrêté à Winnipeg après un passage difficile dans les prairies.

J’ai passé le défi mental le plus difficile, je pense, entre la Saskatchewan et le Manitoba. J’ai eu un petit accident qui m’a fait peur, explique Hugo Lambert. Pendant deux, trois jours, j’étais plus vraiment à l'aise sur mon vélo. J’avais envie d’arrêter.

Les plaines, c’était physiquement moins difficile que les Rocheuses, mais beaucoup plus difficile mentalement. Surtout quand t’es seul.

Puis on n’a pas trop l’habitude dans la vie de tous les jours d’être seuls avec nous-mêmes. On est toujours stimulés par nos téléphones, des activités, des amis à voir… là, tu ne peux pas y échapper.

Le silence est très bruyant

Malgré les embûches, les rencontres fomentent l’espoir d’Hugo Lambert, qui parle de sa cause aux commerçants et autres voyageurs qu’il croise.  

Je leur explique que c’est parce que j’ai perdu ma maman.

Hugo Lambert, en vélo, dans un parc à Winnipeg, le 14 août 2022.

En Abitibi, le père et le frère d'Hugo l'accompagneront sur la route, alternant chacun entre la conduite d'un véhicule récréatif et le trajet sur vélo à côté du cycliste aguerri.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Murchison

Des fois, on m’offre de l’argent, qui va à la cause. Mais là, il y a deux gars qui m’ont offert un Subway. Ça donne vraiment foi en l’humanité, relate Hugo Lambert.

Après les très attendus lacs de l’Ontario, Hugo Lambert se rendra en Abitibi-Témiscamingue. Son père et son frère le retrouveront, participant à leur manière à la dernière partie du trajet.

Hugo Lambert songe à se rendre jusqu’à Halifax.

Avec les informations de Geneviève Murchison

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