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La forêt mauricienne vibre au rythme du festival Abamasic

Deux disc jockeys offrent une prestation musicale derrière les platines.

Le reportage de Jacob Côté.

Photo : Radio-Canada

Le festival Abamasic prend de l’ampleur à l'occasion de sa deuxième année d’existence. Cet événement hétéroclite qui allie concerts, spectacles d’humour et activités récréatives a doublé son affluence en attirant plus de 400 personnes à Saint-Alexis-des-Monts en fin de semaine.

Sur la route du festival, rien ne laisse paraître qu’un tel événement se déploie en plein cœur de la forêt mauricienne. Sis à une dizaine de kilomètres au nord du village de Saint-Alexis-des-Monts, Abamasic est l’œuvre d’une bande de mélomanes qui, il y a de cela quelques années, se sont portés acquéreurs d’un site d’une superficie d’un million de pieds carrés de nature vierge.

Mon cellulaire ne marche même pas. C’est parfait, je suis déconnecté à 100 %, se réjouit le festivalier Jeffrey Simon, qui a saisi l'occasion de faire le plein d’air frais le temps d’une fin de semaine.

Les trois scènes musicales aménagées au milieu des pins détonnent par rapport aux scènes urbaines des grands festivals. L'expérience est magnifique. Juste de sortir de la ville et de venir ici, tu as le sourire au visage, s’exclame le rappeur et producteur Benny Adam, une des têtes d’affiche du festival.

Lui et les autres artistes passent la fin de semaine loin des loges. Au festival Abamasic, tout le monde campe.

On est en mode micro-festival. Il y a un sentiment de communauté qui s'installe rapidement. Tu viens camper et tu passes trois jours avec les mêmes personnes. C'est chaleureux, on se base sur des valeurs d'entraide et d'amour, donc il y a quelque chose de vraiment unique qui se crée, fait valoir Jacob Prévost, un des membres du groupe montréalais Ragers et cofondateurs du festival.

Il n’est toutefois pas question de voir les tentes s’entasser comme dans certains festivals qui drainent des dizaines de milliers de participants, précise l’organisation. Abamasic demeurera une manifestation culturelle intime et accessible à quelques centaines de personnes tout au plus.

Programmation hétéroclite

À deux pas de la scène principale, des festivaliers se rafraîchissent dans la rivière qui donne son nom au festival. La rivière du Loup, autrefois appelée Abamasic par les Autochtones, est un lieu de rencontre prisé entre deux concerts.

On a environ un million de pieds carrés, mais on ne vise pas à le développer au complet, parce que c’est important de préserver la biodiversité, souligne Guillaume Grenier, cofondateur d’Abamasic.

Après leur descente de la rivière sur des chambres à air, les festivaliers pourront admirer des installations d’art numérique, faire de l’escalade sur un arbre et même se faire tatouer sur place.

Sur toutes les scènes, la place est donnée aux artistes de la relève. La musique est super bonne. Kiyane ici a dansé toute la nuit, raconte Chloé Alcindor, qui porte son jeune fils dans ses bras. C'est vraiment l'fun, c'est quand même familial, aussi.

Comme la plupart des visiteurs, Chloé Alcindor a fait la route depuis Montréal. Consciente que son public la suit depuis la métropole, l’organisation aimerait séduire davantage de résidents de la Mauricie. Ses dirigeants réfléchissent aux avenues qui permettraient au festival Abamasic de poursuivre sa croissance.

Est-ce que c'est quelque chose qui pourrait se répéter sur un site de la même grosseur, avoir de 600 à 700 personnes, mais trois fois par saison? C'est une possibilité qui est envisagée, laisse planer Guillaume Grenier.

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