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Prairie Sky Gondola nomme son projet de téléphérique à Edmonton d’après un nom autochtone

Plan du trajet proposé pour l'installation du téléphérique.

Plan du trajet proposé pour l'installation du téléphérique.

Photo : Prairie Sky Gondola

Radio-Canada

L’entreprise Prairie Sky Gondola nomme son projet de téléphérique à Edmonton âsowahonân, qui veut dire « traversée de la rivière », en cris. Le projet continue également à faire réagir, alors que le conseil municipal de la Ville n'a toujours pas pris de décision.

C’est Dwayne Donald, professeur à la Faculté d’éducation de l’Université de l’Alberta et descendant de la première Papaschase qui a fait l’annonce au conseil municipal mercredi dernier. L’entreprise a aussi annoncé avoir engagé Cody Sharphead comme conseiller archéologique autochtone du projet.

Dans un communiqué de presse, le directeur général de Prairie Sky Gondola, Jeffrey Hansen-Carlson, a indiqué respecter profondément l’importance culturelle du terrain de Rossdale pour les peuples autochtones.

Il précise que la participation des Autochtones dans le projet revêt une grande importance pour l'entreprise. Demander des conseils pour le nom de notre projet lors d’une cérémonie s’aligne avec notre intention d’être proactifs, authentiques et respectueux.

M. Hansen-Carlson a ajouté que l’entreprise n’a pas l’intention de poursuivre le projet si les fouilles archéologiques révèlent l’existence de sépultures ancestrales.

Il affirme que son entreprise a l'intention de retenir les services d’une équipe dirigée par des Autochtones dès le début du projet.

Le conseil municipal devrait voter lundi

Après avoir tenu des discussions sur une possible entente entre la Ville et Prairie Sky Gondola, mercredi dernier, le conseil municipal d’Edmonton se réunira à nouveau le 15 août pour discuter du projet.

Selon la conseillère municipale Erin Rutherford, le projet comporte des signaux d’alarme. Elle indique que le projet coûterait de l’argent à la Municipalité, même si cela est de manière indirecte : Cela pourrait coûter environ un demi-million de dollars pour payer le personnel de la Ville .

Elle estime que les enquêtes archéologiques sur le terrain manquent de rigueur. Pour elle, le projet est donc voué à l’échec.

Je ne crois pas qu’il y ait du soutien de la part du conseil municipal pour ce projet. Je pense que le projet va se rendre à la prochaine étape, mais pour moi, il y a trop de choses en jeu.

L’Association Papaschase First Nation numéro 146 a pour sa part indiqué soutenir le projet de téléphérique.

Nous considérons ce projet comme une occasion de pouvoir élargir l’accès à notre histoire de manière considérable. C’est une opportunité pour une plus grande sensibilisation culturelle en plus de contribuer à la guérison de notre peuple.

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