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Logements sociaux : promesse insuffisante de la CAQ, disent des organismes en habitation

Un immeuble à logements

Selon les organismes d'habitation, la promesse de la CAQ ne correspond pas aux besoins réels.

Photo : Radio-Canada / Pascal Coudé

Radio-Canada

La promesse de François Legault d'investir 1,8 milliard dans le domaine des logements sociaux et abordables à l'échelle du Québec fait réagir au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Des organismes en habitation de la région estiment que cet engagement ne correspond pas aux besoins réels.

Vendredi, le chef caquiste a promis de construire 11 700 nouveaux logements s'il est reporté au pouvoir.

La Fédération régionale des OSBL d'habitation (FROH) au Saguenay–Lac-Saint-Jean considère que cet engagement est insuffisant.

« Le nombre de logements qui vont être disponibles et abordables va-t-il réellement augmenter? »

— Une citation de  Michel St-Gelais, directeur général de la Fédération régionale des OSBL d'habitation au Saguenay–Lac-Saint-Jean
Michel St-Gelais photographié à l'extérieur.

Le directeur général de la Fédération régionale des OSBL d'habitation du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Michel St-Gelais, réclame davantage de financement pour les locataires à faibles revenus.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

M. St-Gelais précise que la CAQ ne tient pas compte des problèmes de sous-financement qui affectent de nombreuses résidences pour personnes âgées.

On voudrait le double des investissements en logements sociaux, c'est décevant [...]. On se rend compte qu'il y a un problème pour ce qui est du logement abordable. On le voit pour les personnes les plus fragilisées, les plus vulnérables. C'est excessivement difficile d'accéder au logement.

Loge M'entraide réclame pour sa part 50 000 logements sociaux sur cinq ans au Québec et un peu plus de mille au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Un immeuble résidentiel.

Loge M'entraide réclame 50 000 logements sociaux sur cinq ans au Québec et un peu plus de 1000 au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada

L'organisme invite cependant le premier ministre à faire la nuance entre les deux types de logements.

Du logement social, c'est ce qui permet de payer 25 % de son revenu pour se loger, ce qui n'est pas du logement abordable. Le logement abordable, c'est construit en partenariat avec le privé et c'est à but lucratif, ce qui à nos yeux n'aidera pas les personnes appauvries, explique Sonia Côté, coordonnatrice de Loge M'entraide.

Problème de sous-financement

L'autre problème pour les organismes sans but lucratif d'habitation, c'est le sous-financement dont souffrent certaines résidences pour personnes âgées. Ce problème est accentué depuis le début de la pandémie par le manque de locataires dans ces établissements.

 Elles [ces résidences] doivent vivre du loyer payé par les résidents. Lorsqu'il y a des logements vacants comme c'est le cas actuellement, joindre le budget est très, très difficile. Il y a des frais courants, il y a des frais qui ne diminuent pas s'il manque des personnes, et on doit offrir les mêmes services 24 heures sur 24, ajoute le directeur général de la FROH.

M. St-Gelais cite en exemple l'Auberge du Bon Temps à Sainte-Monique, qui devra fermer ses portes, faute d'occupants. Des logements sont demeurés vacants trop longtemps.

Présentement, on dit qu'il faut arrêter cette vague de possibles fermetures, car ça va délocaliser bien des gens.

La Fédération régionale a sollicité une rencontre avec la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, Andrée Laforest. Les organismes espèrent que leur message recevra un écho auprès de tous les partis politiques.

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