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La réconciliation économique s’installe dans le sud-ouest du Manitoba

Une personne dans une cuisine.

Le nom du programme, Gakina Abinoojiiyag, signifie « tous les enfants » en langue ojibwée. Il est affilié au Centre d'amitié autochtone de Brandon, selon Lisa Noctor, coordonnatrice du programme.

Photo : Radio-Canada / Chelsea Kemp

Radio-Canada

Un programme basé à Brandon, la deuxième plus grande ville du Manitoba, aide les jeunes Autochtones à repenser leur manière de postuler pour des emplois. 

Le programme Gakina Abinoojiiyag (GAP) comprend des ateliers pour montrer aux jeunes comment transformer leurs expériences personnelles en compétences dans le cadre de la recherche d’emploi.

Pour Lisa Noctor, coordinatrice pour le GAP, la façon autochtone de vivre et de faire les choses représente des aptitudes qui peuvent être mises de l'avant sur un C.V.

Si vous avez passé du temps dans la nature, à apprendre à vivre de ce qu'elle offre, à vous repérer, à savoir où marcher, comment transformer ça en aptitudes à l'emploi? , dit Mme Noctor.

Le GAP s'adresse aux jeunes âgés de 13 et 29 ans, qui sont les plus susceptibles de se retrouver en situation d'itinérance. Dès mercredi, les intéressés pourront réviser leurs C.V lors d'ateliers réguliers.

Si le programme aide les jeunes à s'ajuster aux attentes des employeurs, Lisa Noctor estime que ces derniers doivent aussi revoir leur processus de recrutement. Elle croit qu'ils doivent eux aussi reconnaître les façons autochtones de vivre et de faire les choses comme des expériences pertinentes.

En plus du GAP, le Collège communautaire Assiniboine offre gratuitement une formation d'opérateur de machinerie agricole et un certificat de compétence en counselling appliqué pour les Autochtones qui vivent en dehors de leur communauté.

Ce genre de programme offre une opportunité pour ceux qui se disent qu'ils n'auront jamais la chance d'étudier parce qu'ils ne peuvent pas se le permettre ou qu'ils n'ont pas le soutien pour le faire , explique le doyen du service de développement communautaire du Collège, Michael Cameron.

Ces formations font partie de la stratégie du Collège en matière de réconciliation. M. Cameron les décrit comme une façon d'améliorer l'accès à l'éducation postsecondaire pour les Autochtones.

Des avantages nationaux

La réconciliation économique est une façon de reconnaître les effets du colonialisme sur la société contemporaine, soutient le directeur de l'éducation autochtone du Collège communautaire Assiniboine, Kris Desjarlais.

Il ajoute que pour les gens des Premières Nations, les Métis et les Inuit, il peut être difficile de trouver de l'emploi en milieu urbain, en dehors de leurs communautés. On ne leur rend pas la tâche facile pour faire la transition , explique M. Desjarlais.

« Si on leur ouvrait la porte et leur donnait des opportunités, je crois que les changements viendraient rapidement.  »

— Une citation de  Kris Desjarlais, directeur de l'éducation autochtone du Collège communautaire Assiniboine

De plus, selon lui, le fait d'engager davantage d'Autochtones profiterait à toute la communauté. Nous réduisons ainsi les inégalités et nous améliorons les opportunités d'emploi, d'éducation et de développement économique individuel , assure-t-il.

Avec les informations de Chelsea Kemp

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