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Vol nuptial de fourmis dans les rues de Québec

Des fourmis volantes agglutinées sur le pare-brise d'une voiture.

Des nuées de fourmis volantes étaient visibles dans les rues de la région de Québec samedi.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier

Peut-être avez-vous vu un grand nombre d'insectes ailés agglutinés au sol dans les rues de Québec samedi soir? Il s'agissait de fourmis volantes en pleine période de reproduction.

À plusieurs endroits, comme dans le quartier Saint-Sauveur, à Québec, il était difficile de ne pas voir les petits insectes ailés. Des milliers de fourmis pullulaient dans les rues, sur les trottoirs et sur les voitures.

Des fourmis volantes agglutinées au sol.

À certains endroits, il était difficile de marcher sur le trottoir tant le nombre de fourmis volantes était élevé.

Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier

Ce type de comportement se nomme « essaimage », selon Pierre-Olivier Ouellet, entomologiste à la Bibitte mobile.

Il existe plus de 12 000 types de fourmis dans le monde et elles ne se reproduisent pas toutes en même temps.

Pour plusieurs, lorsque vient le temps de la reproduction, les mâles et les femelles dotés d'ailes quittent le nid en volant en grand nombre pour s'accoupler et ainsi fonder d'autres colonies.

Aucun risque pour la végétation, les récoltes et les humains

Une fois qu'ils se sont accouplés, ils tombent au sol et perdent leurs ailes, explique-t-il.

Les fourmis émettent des phéromones afin de synchroniser leur vol nuptial avec celui d'autres colonies.

Cette tactique leur confère un avantage numérique, selon Pierre-Olivier Ouellet, car même les prédateurs les plus voraces ne peuvent manger autant de fourmis en si peu de temps.

L'entomologiste Pierre-Olivier Ouellet dans un local avec des collections de papillons derrière lui.

L'entomologiste Pierre-Olivier Ouellet

Photo : Radio-Canada

La très vaste majorité va réussir à ne pas se faire manger, et va réussir à fonder une colonie ailleurs. C'est pour ça qu'on les voit toutes en même temps, ajoute-t-il.

Puisque la reproduction est leur objectif, ces fourmis ne représentent aucun risque pour la végétation, les récoltes, ni les humains.

Pierre-Olivier Ouellet recommande aux gens de ne pas s'inquiéter, et d'apprécier le spectacle. Le mieux, c'est d'apprendre à vivre avec, d'apprendre à aimer ça, dit-il.

D'autres périodes d'essaimage comme celles-ci pourraient survenir d'ici l'hiver.

Avec la collaboration de Marie-Pier Mercier et de Camille Carpentier

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