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Un défi vélo pour contrer l’obésité

Quatre cyclistes alignés les uns à côté des autres prennent la pose pour la photo.

Les participants au défi « Pédalons avec Louis contre l'obésité » sont partis samedi matin de Saint-Romuald, à Lévis.

Photo : Radio-Canada

Le défi cycliste « Pédalons avec Louis contre l'obésité » a eu lieu samedi matin sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent à hauteur de Québec. Cette année, l’organisateur s’était fixé comme objectif d’amasser 10 000 $ pour aider les gens qui souffrent d'obésité.

Louis Fréchette n’est pas loin d’avoir remporté son pari. On en est à 8500 $. Il ne nous en reste pas beaucoup à amasser. Les gens ont encore quelques semaines pour donner. Ils peuvent le faire en se connectant à notre page Facebook.

Cet ancien obèse a créé ce défi en 2017. Depuis le début, on a récolté 25 000 $ en tout, s'enorgueillit-il. Tout l’argent est reversé à la Fondation de l’Institut de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

Cet argent sert à financer la recherche et aide à acheter de l’équipement, explique Rose-Marie Chamberland, coordonnatrice des activités de financement pour la Fondation.

Une femme lors d'une entrevue télé à l'extérieur.

Selon Rose-Marie Chamberland, la recherche sur l'obésité pourrait aboutir à la mise au point de nouveaux traitements.

Photo : Radio-Canada

Par équipement, Rose-Marie Chamberland fait allusion à du matériel aussi élémentaire que des chaises.

Quand une personne pèse 400 livres, on ne peut pas la faire s’asseoir sur n’importe quelle chaise. Il faut vraiment une chaise adaptée pour le confort de la personne et suffisamment solide. Des lits adaptés sont tout aussi nécessaires. Et dans le milieu médical, tout coûte cher, confie la coordonnatrice.

Plus de 100 kilos en moins

Mme Chamberland assure que l’obésité mérite toute notre attention parce que plusieurs fléaux y sont associés. Elle cite en exemple l’hypertension, le diabète, les problèmes de mobilité, les problèmes articulaires et les conséquences psychologiques.

Louis Fréchette a connu tout ça. En 2011, il pesait près de 200 kg, 438 livres, se souvient-il. Aujourd’hui, il en a perdu plus de la moitié. La chirurgie bariatrique qu’il a subie il y a 11 ans l’a transformé.

Je ne souffre plus d’apnée du sommeil ni de haute pression. Je n’ai plus de douleurs aux genoux. Je ne survis plus : je vis. Il enchaîne avec enthousiasme : J’ai à cœur de vivre.

Un homme en entrevue à l'extérieur.

« J'étais rendu à un point où je n'étais plus capable de vivre », déclare Louis Fréchette pour décrire l'état dans lequel il se sentait quand il était obèse.

Photo : Radio-Canada

Il n’en oublie pas pour autant tout ce qu’il a enduré. J’ai fait des régimes. Les régimes, c’est une plaie. Tu perds beaucoup de poids, mais tu en reprends beaucoup après.

L'obésité en forte croissance au Québec

S'il s’investit toujours autant pour lutter contre l’obésité, c’est parce qu’il constate, à regret, qu’il y a encore beaucoup de préjugés. Lui-même en a été la cible.

Le jugement est facile quand on ne connaît pas la situation des gens. Il ne faut pas penser que chaque personne obèse est une personne lâche.

Un groupe d'une vingtaine de cyclistes à vélo sont prêts à partir sur une ligne de départ.

Les 18 cyclistes qui ont pris part au défi ont parcouru 105 km.

Photo : Radio-Canada

Selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), la proportion d’adultes obèses au Québec représentera 21 % de la population d’ici 2030, soit un Québécois sur cinq.

Les hommes seront davantage concernés que les femmes et le phénomène sera plus courant en milieu rural qu’en ville. Dans les années 1980, 7 % des Québécois souffraient d’obésité.

Plusieurs études montrent à quel point la pandémie a eu un effet néfaste sur le tour de taille des gens. Nombreux sont ceux qui ont changé leurs habitudes alimentaires et qui ont cessé toute activité physique pendant les périodes de confinement.

Fort de ce constat, Louis Fréchette a le sentiment que son action est plus que jamais nécessaire. Samedi matin, 18 cyclistes sont partis de Saint-Romuald, à Lévis, pour parcourir 105 km, une distance que Louis Fréchette, dans son ancienne vie d’obèse, n’aurait jamais envisagé d’accomplir.

D'après les informations de Marie-Pier Mercier

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