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Des dizaines de milliers de saumons passent l’obstacle de Big Bar, dans le fleuve Fraser

Le fleuve Fraser, près de Big Bar, en Colombie-Britannique.

Un éboulement découvert en 2019 a bloqué la voie aux saumons dans le fleuve Fraser près de Big Bar, en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Des dizaines de milliers de saumons ont réussi à passer un obstacle majeur créé à la fin de 2018 par un éboulement dans le fleuve Fraser au nord de Lillooet, en Colombie-Britannique.

Cet été, en date du 9 août, 280 000 saumons quinnat et sockeye ont été comptés à une station d’observation située à 40 kilomètres en amont de Big Bar, selon Pêches et Océans Canada. Environ 85 000 mètres cubes de roches sont tombés dans le cours d’eau à cet endroit il y a plus de trois ans, bloquant le chemin menant à leur lieu de reproduction.

En 2019, seuls cent poissons avaient pu franchir l’obstacle pour aller frayer dans les rivières et cours d’eau se déversant dans le haut Fraser, ce qui avait alimenté les craintes d’un anéantissement de certaines populations de saumons de ce fleuve important.

Ce que nous observons est un bon passage au niveau du site du glissement de terrain, avec plus de 39 000 saumons par jour, a expliqué vendredi le directeur de l'intervention du glissement de terrain à Big Bar pour Pêches et Océans Canada, Gwil Roberts. Nous voyons un débit de rivière avantageux pour les saumons chinook et sockeye.

Plusieurs tentatives pour régler le problème

Les gouvernements provincial et fédéral, en collaboration avec les Premières Nations locales, ont mis en place plusieurs solutions pour aider les poissons à passer l’obstacle, allant des canons à saumons – des tubes qui les propulsent en amont – à leur transport par hélicoptères et par camions.

Des blocs de roches ont aussi été placés à des endroits stratégiques près de la chute de cinq mètres créée par l’éboulement afin de créer une voie que les saumons sont en mesure d’emprunter, et une passe migratoire permanente doit être construite.

Plus de 100 000 alevins ont aussi été introduits l'an dernier dans des tributaires du Fraser.

Les données préliminaires dévoilées vendredi par Pêches et Océans Canada réjouissent des représentants des Premières Nations situées en amont de Big Bar.

Des saumons sockeye dans la rivière Adams, près du lac Shuswap, dans le sud de l'intérieur de la Colombie-Britannique.

Parmi les 280 000 saumons qui ont franchi Big Bar jusqu'à présent cet été, 80 % sont des saumons rouges, ou sockeye, selon Pêches et Océans Canada.

Photo : Radio-Canada / Briar Stewart

C’est important pas seulement pour les peuples autochtones, mais pour tous ceux qui dépendent du Fraser, affirme Greg Witzky, du Conseil de gestion des saumons du Fraser.

Nous célébrons, les gens qui vivent en amont de l’éboulement vont pouvoir manger, ajoute ce membre de la Première Nation Cstelnec’, connue aussi sous le nom de bande d'Adams Lake.

Gwil Roberts, de Pêches et Océans Canada, affirme cependant que si les stocks de saumons ont vu un rétablissement important, cette année, leur population reste sous les niveaux historiques.

Selon lui, le déclin a lieu principalement dans l’océan, où vivent les saumons adultes avant d’entreprendre leur migration pour frayer.

Ce qu’on voit ici, dans le fleuve, est l’extrémité du cycle de reproduction, explique-t-il. Évidemment, il est important que ce cycle soit facilité au maximum.

Avec des informations de la Presse canadienne et de David Ball

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