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Un nouveau laboratoire mobile surveille la qualité de l’air dans la région de Vancouver

Deux étudiants de l'Université de la Colombie-Britannique se préparent à partir avec le laboratoire mobile pour analyser l'air de la région de Vancouver, en août 2022.

Le laboratoire mobile a été installé dans une camionnette qui peut parcourir la région métropolitaine de Vancouver.

Photo : Paul Joseph/UBC Mechanical Engineering

Radio-Canada

Un groupe de scientifiques et d’étudiants de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) a créé un laboratoire mobile pour analyser la qualité de l’air dans la région de Vancouver.

L’équipe à l’origine du projet explique que les données colligées toutes les secondes lorsque la camionnette est en fonction permettent de dresser un portrait précis de la qualité de l’air de la région en temps réel.

L’utilisation d’un laboratoire mobile plutôt que de points d’analyse fixes permet de couvrir plus de terrain, explique la professeure en ingénierie mécanique Naomi Zimmerman, dans un communiqué.

Ces nouveaux horizons incluent notamment des endroits plus difficiles d’accès pour l’équipement traditionnel. Nous pouvons analyser l’air des autoroutes, de la côte ou du milieu d’un champ avec le même équipement, et ce, en dans la même journée, note-t-elle.

Pour ce faire, la camionnette est équipée d’instruments permettant d’évaluer la concentration de plusieurs polluants connus, comme le monoxyde et le dioxyde de carbone, les niveaux d’ozone, le méthane et certains composés organiques volatils.

Selon l’étudiant Ferreyro Monticelli, qui conduit régulièrement le laboratoire mobile, les premières analyses ont déjà permis de faire des découvertes intéressantes.

Nous avons vu que la qualité de l’air de Richmond est plutôt bonne, lorsqu’on la compare à celle du centre-ville, explique-t-il.

Il précise toutefois qu’il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives. Le laboratoire a été mis en service il y a deux semaines et la première vague d’analyses des données prélevées ne se terminera qu’en septembre.

Pour orienter ses recherches, l’équipe s’appuie sur un site web appelé Smell Vancouver, par lequel les Vancouvérois peuvent rapporter les odeurs désagréables qu’ils sentent dans la région.

Dans le passé, les odeurs ont surtout été considérées comme une nuisance, note Ferreyro Monticelli. Récemment, on a commencé à les voir comme quelque chose qui peut également nuire à la santé des personnes au quotidien.

Il explique que l’équipe de scientifiques tente entre autres de déterminer s’il y a un lien entre les odeurs désagréables et la mauvaise qualité de l’air.

Si un tel lien est démontré, l’équipe de l’UBC compte établir des cartes montrant les endroits où ces odeurs sont détectées et leurs impacts sur la communauté.

Avec les informations d’Eva Uguen-Csenge

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