•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des soldats manitobains en Lettonie poursuivent la mission dissuasive de l’OTAN

Un militaire canadien sur la base militaire d'Adazi, en Lettonie, le 8 mars 2022.

Un militaire canadien sur la base militaire d'Adazi, en Lettonie, le 8 mars 2022.

Photo : Getty Images / GINTS IVUSKANS

Radio-Canada

Des soldats manitobains récemment déployés en Europe de l’Est dans le cadre d’une mission de longue durée de l’OTAN perçoivent leur présence différemment depuis l’invasion russe de l’Ukraine, en février dernier.

Les membres installés à la base des Forces canadiennes Shilo (BCF Shilo), au Manitoba, sont arrivés en Lettonie au milieu du mois de juin, dans le cadre de l’Opération Reassurance. Le Canada s’est joint à cette mission de l’OTAN en 2014.

La mission

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau s'entretient avec des soldats lors d'une visite de la base militaire d'Adazi, au nord-est de Riga, en Lettonie, le 8 mars 2022.

Le Canada a d'abord lancé une mission, avec la Grande-Bretagne et les États-Unis, pour aider à former l'armée ukrainienne après que la Russie ait ordonné l'annexion de la péninsule de Crimée en 2014.

Photo : Getty Images / AFP / TOMS NORDE

Censée prendre fin en 2023, l’opération est maintenue jusqu’à nouvel ordre en raison de l’invasion de l’Ukraine, comme annoncé par le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, lors d’une visite de la base militaire de l’OTAN, en Lettonie, au mois de mars.

Opération Reassurance est composée de mille membres des trois branches de l’armée, selon les Forces armées canadiennes, ce qui en fait la plus importante opération militaire canadienne en cours.

Celle-ci déploie plus de 200 soldats de l’infanterie légère du 1er et 2e bataillons de Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, ainsi que 100 soldats du 1er Régiment, Royal Canadian Horse Artillery de la BCF Shilo.

L’OTAN tient ses promesses

Des soldats font leur bagage.

Des soldats basés à Shilo se préparent à partir pour la Lettonie. (archives)

Photo : Radio-Canada

Le lieutenant-colonel Jesse van Eijk, commandant du 2e Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, affirme que l’affichage de solidarité des membres de l’OTAN revêt une importance particulière depuis l’invasion de l'Ukraine.

D’un point de vue géopolitique, c’est un exemple concret que l’OTAN tient ses promesses et que sa présence est dissuasive pour une agression russe potentielle, affirme-t-il.

C’est une occasion unique pour nos soldats d’être déployés dans un contexte plus conventionnel, de travailler avec une dizaine d’autres nations, et d’appliquer les principes et l’entraînement reçus au Canada, poursuit Jesse van Eijk.

Avec l’invasion de l’Ukraine, la provocation russe s’est transformée en agression explicite d’une nation souveraine, affirme le lieutenant-colonel, selon qui le besoin d’avoir une alliance afin d’assurer la sécurité de tous devient d’autant plus pertinent.

Une mission qui évolue

La ministre de la Défense Anita Anand marche avec le premier ministre canadien Justin Trudeau et le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg lors de leur visite de la base militaire d'Adazi à Adazi, en Lettonie,

La ministre de la Défense Anita Anand marche avec le premier ministre canadien Justin Trudeau et le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg lors de leur visite de la base militaire d'Adazi à Adazi, en Lettonie.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La présence canadienne continue en Lettonie démontre la solidarité des nations membres de l’OTAN, selon le professeur adjoint en sciences politiques à l’Université de Brandon, Richard Baker.

La mission a évolué, en ce sens que le public comprend désormais les objectifs de la mission, précise-t-il.

Le professeur adjoint y voit une forme de dissuasion afin d’éviter de futurs conflits avec les nouveaux membres de l’OTAN, notamment la Lettonie, la Lituanie et l’Estonie, soulignant le caractère proactif des nations potentiellement menacées par le Kremlin.

Ils ont vraiment été agressifs. Ils ont démontré plus de force que certains autres pays membres de l’OTAN, observe M. Baker.

Richard Baker qualifie la tactique de l’OTAN de défense fil-piège : la présence de soldats sur le terrain fait en sorte qu’en cas d’agression, le Canada et l’OTAN seraient contraints de réagir.

C’est une façon d’illustrer que les bottines suivent les babines.

Avec les informations de Chelsea Kemp

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !