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La grippe aviaire gagne du terrain à Terre-Neuve

Des Fous de bassan sur un rocher.

La grippe aviaire est déjà responsable de milliers de morts le long des péninsules d’Avalon et de Burin, à Terre-Neuve.

Photo : Radio-Canada / Darryl Murphy

Radio-Canada

La grippe aviaire continue de se propager à Terre-Neuve. Alors que le virus est déjà responsable de la mort de milliers d'oiseaux au cap St. Mary’s, de nouvelles carcasses ont récemment été signalées sur la côte nord-est de la province.

Des oiseaux morts ont été retrouvés le long des côtes de Lumsden et Musgrave Harbour, indique le biologiste spécialiste des oiseaux de mer, Bill Montevecchi.

Lui et son équipe ont prélevé des échantillons de salive des oiseaux morts dans ces secteurs et attendent les résultats de laboratoire afin de déterminer s’ils étaient porteurs du virus H5N1. Bill Montevecchi s’attend à ce que ce soit le cas.

Ce serait le signalement le plus au nord enregistré dans la province jusqu’à maintenant, je crois, dit-il. Nous avons vu la maladie se déplacer de la côte sud jusqu’au cap St. Mary’s, puis à Witless Bay et, récemment, jusqu’à la côte nord-est.

Bill Montevecchi prévoit un déplacement à l’île Funk afin de déterminer si la grippe aviaire s’y est également propagée.

Située dans l’océan Atlantique au large de Terre-Neuve, l’île Funk est une réserve écologique où se regroupent guillemots, fous de Bassan, macareux et petits pingouins.

On ne peut rien faire

Bill Montevecchi croit que le virus se propage par le biais d’oiseaux plus jeunes et immatures qui, au lieu de rester au sein d’une seule colonie, se promènent de l’une à l’autre.

Le biologiste souligne qu’il y a peu d’espoir qu’une intervention humaine puisse ralentir la propagation de la maladie.

Lorsqu’il y a des tragédies [comme celle-ci] qui sont hors de notre contrôle, la seule chose qu’on peut faire, c’est de témoigner [de la réalité vécue sur le terrain], avance-t-il.

Bill Montevecchi.

Le biologiste Bill Montevecchi et son équipe suivent la propagation du virus à Terre-Neuve-et-Labrador.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Bill Montevecchi ajoute que les chercheurs pourront éventuellement avoir une vue d’ensemble plus précise sur la façon dont la grippe aviaire s’est propagée dans la province.

La participation du public a jusqu’à maintenant joué pour beaucoup afin d’aider les recherches, selon Bill Montevecchi, qui dit passer des heures chaque jour sur les médias sociaux pour retracer des publications concernant les oiseaux morts à Terre-Neuve.

La grippe aviaire causera encore beaucoup de ravages, mais n'anéantira pas les colonies de la province, croit le biologiste.

Je dois me concentrer sur le fait qu’il y aura des oiseaux survivants et qu’ils seront forts, conclut-il.

Avec les informations de Garrett Barry de CBC

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