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Les zones côtières de l’Est-du-Québec sont menacées par les changements climatiques

Le fleuve et la côte vus des airs.

Le rapport du groupe Ouranos indique que les épisodes de sécheresse et de chaleur intense seront plus fréquents (archives).

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Les changements climatiques menacent de plus en plus les zones côtières de l'Est-du-Québec. C'est une des conclusions du chapitre québécois du rapport fédéral intitulé Le Canada dans un climat en changement : perspectives régionales, auquel ont participé les chercheurs du groupe Ouranos.

Selon le directeur général d'Ouranos, Alain Bourque, plusieurs facteurs expliquent la fragilité accrue des zones côtières.

Sous l'effet des changements climatiques, il y a un premier facteur, c’est-à-dire celui de la diminution du couvert de glace, du couvert de la saison hivernale, qui fait en sorte que l'action des vagues peut davantage se produire le long des zones côtières, explique-t-il.

« Le deuxième facteur qui va devenir de plus en plus présent au cours des prochaines années et des prochaines décennies, c'est le rehaussement du niveau de la mer [...]. Ça va continuer à aggraver l'érosion côtière, la submersion et les inondations. »

— Une citation de  Alain Bourque, directeur général du groupe Ouranos
Alain Bourque en conférence de presse.

Pour le directeur général d’Ouranos, Alain Bourque, il sera nécessaire d'élaborer des stratégies afin de mieux se prémunir contre les phénomènes météorologiques extrêmes.

Photo :  CBC

Ce rapport fédéral indique également que les épisodes de sécheresse et de chaleur intense seront encore plus fréquents dans la province. Les agriculteurs des régions de l'Est devront ainsi modifier certaines de leurs cultures afin de s'adapter aux nouvelles réalités climatiques.

Il va falloir changer certains types de cultures, non seulement à cause de la sécheresse mais aussi à cause de températures plus chaudes qui vont même être, à certains égards, plus favorables à certains types de cultures, précise-t-il.

M. Bourque rappelle que les agriculteurs devront aussi composer avec d'autres phénomènes qui deviendront plus courants, notamment les orages violents et la grêle.

Les répercussions des changements climatiques sur le fleuve

En ce qui concerne le fleuve Saint-Laurent, le directeur général d’Ouranos indique qu’il faudra prévoir de plus en plus de fluctuations fortes du niveau de l'eau.

La prévision la plus certaine, c’est le risque de manque d’eau, de la baisse du niveau d’eau du Saint-Laurent lors des fins d’été et au début de la saison automnale. Ça serait causé par l’évaporation accrue liée à des températures toujours plus chaudes, avance-t-il.

Vue aérienne d'un cargo qui navigue sur le fleuve Saint-Laurent.

Le contrôle humain du Saint-Laurent et des Grands Lacs rend les prévisions difficiles à faire, selon le directeur général d’Ouranos.

Photo : iStock

M. Bourque ajoute toutefois que de nombreuses recherches devront être menées afin de préciser le scénario du futur du fleuve.

Le premier point qu’il faut prendre en compte quand on parle du Saint-Laurent d'un point de vue scientifique, c’est qu’il s’agit probablement du système hydrique le plus complexe au Québec, souligne-t-il.

Des changements pour les populations autochtones

Le directeur général d’Ouranos explique que les conditions météorologiques extrêmes et les changements du climat bouleverseront les communautés autochtones.

[Ces communautés] sont souvent sur des territoires plus isolés et sont étroitement liées à la terre, au territoire et au climat. Compte tenu de tout ça, il est normal de constater que [les communautés autochtones] seront davantage affectées dans leur quotidien et plus vulnérables, relate M. Bourque.

Il constate néanmoins que les peuples autochtones auront un avantage sur le reste de la population.

En étant davantage connectés avec leur territoire, ils ont probablement, socialement parlant, une meilleure capacité d’adaptation pour faire face à ces événements météorologiques. Leur capacité d'adaptation est probablement plus grande que celle de certains urbains québécois, conclut-il.

Avec les informations de Xavier Lacroix

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