•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Bloqués par une panne d’ascenseur depuis une semaine

Un affichette indique que l'ascenseur est en panne.

Ce ne serait pas la première fois qu'au moins un ascenseur sur deux tombe en panne, selon Gerry Ward.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Si elle avait voulu accéder à son domicile cette semaine, Laura Smallwood aurait dû appeler les pompiers et leur demander de la transporter, avec son fauteuil roulant pesant 300 livres, sur plusieurs étages jusqu'à son appartement du 145, rue Clarence.

Les résidents affirment que les deux ascenseurs de l'immeuble ne fonctionnent pas depuis une semaine, ce qui laisse en plan plus d'une douzaine de personnes utilisant des appareils de mobilité. L'organisme à but non lucratif qui possède l'immeuble les a mis en garde qu'il faudrait probablement attendre une semaine de plus avant qu'ils ne soient réparés.

Je suis pratiquement sans abri, s’indigne Mme Smallwood, qui attend sur le trottoir le retour de sa mère montée à l'étage pour récupérer de la nourriture et d'autres fournitures.

Laura Smallwood devant le 145 Clarence.

Laura Smallwood devra habiter chez sa mère le temps que les ascenseurs soient de nouveau fonctionnels.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Les deux femmes venaient de rentrer de vacances. Pendant son absence, le frère de Mme Smallwood avait essayé de savoir comment elle pourrait rentrer dans son appartement à son retour auprès de la Centretown Citizens Ottawa Corporation (CCOC), gestionnaire de l’immeuble. C’est à ce moment que la suggestion des pompiers a été mentionnée, selon elle.

La probabilité que mon fauteuil roulant [...] ou moi-même tombions en montant les escaliers n'est pas une option raisonnable, poursuit Mme Smallwood.

Aucun membre du personnel de la CCOC n'était disponible pour une entrevue vendredi, et l’organisme n’a pas répondu directement aux questions envoyées par CBC par courriel. Il a cependant communiqué sa plus récente mise à jour aux locataires.

Une défaillance peu commune

L'OBNL pointe du doigt la défaillance d'une composante qui affecte les deux ascenseurs, en précisant que ceux-ci sont entretenus régulièrement, et qu'il qualifie de très rare.

La mise à jour ajoute que la composante cassée ne peut être obtenue qu'auprès d'un fournisseur spécifique.

Bien que nous fassions pression sur le fournisseur, il est peu probable que la composante soit disponible avant la semaine prochaine, peut-on lire dans la mise à jour, ajoutant que la société qui fabrique la pièce comprend l'urgence de la situation.

Selon Mme Smallwood, cette panne de deux ascenseurs n'est que la dernière d'une longue série de pannes d'au moins un des ascenseurs pendant plusieurs heures. Pour elle, ce problème était hautement évitable, d’où sa demande de remplacement des ascenseurs qui posent problème.

Coincé pendant des heures

Alors que Mme Smallwood était bloquée à l'extérieur du bâtiment, Gerry Ward, lui, était coincé à l'intérieur. Cela me rend fou, tonne-t-il. 

Les journées d'été sont précieuses pour lui car il est coincé à l'intérieur une bonne partie de l'hiver, dit-il. Je ne veux tout simplement pas voir un flocon de neige lorsque [l'ascenseur] fonctionne.

Gerry Ward.

Gerry Ward ne peut actuellement pas sortir de chez lui.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Sans possibilité de descendre, M. Ward ne peut pas explorer la ville. Il doit en outre se tourner vers un ami qui vit dans un autre immeuble pour lui apporter de la nourriture.

Il est d'accord avec Mme Smallwood pour dire que la panne des ascenseurs était un accident sur le point de se produire et décrit des situations où des personnes qui vivent au 145 Clarence et utilisent des fauteuils roulants ont été obligées de dormir assises dans le hall. 

Plusieurs fois, j'ai été coincé en bas pendant, je ne sais pas, des heures, s’indigne Gerry Ward. La dernière fois que le moteur est tombé en panne comme ça, cela a pris huit mois. Alors au fond de moi, je ne sais pas si je peux leur faire confiance.

Le site Web de CCOC indique qu'il s'agit d'une organisation de logement à but non lucratif qui s'efforce de créer et de maintenir des logements pour les personnes ayant un revenu faible ou modéré.

Sa mise à jour indique qu'il tient une liste des personnes qui ont besoin d'aide et que le personnel les a contactées. Le CCOC mentionne également un partenariat avec VHA Home HealthCare, qui offre une assistance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et qui soutient un nombre important de locataires ayant des problèmes de mobilité.

Mme Smallwood a déclaré qu'elle allait vivre dans l'appartement de sa mère pour la semaine, ce qui nécessitera d'enlever les portes de la chambre et de la salle de bain pour que son fauteuil roulant puisse y entrer.

Bien qu'elle soit reconnaissante d'avoir un endroit où loger, il n'y a cependant pas de douche accessible. Les gens se sentent vraiment plus vulnérables dans une situation qu'ils ne devraient pas avoir à subir, c'est-à-dire dans leur maison, conclut-elle.

Avec les informations de Dan Taekema, CBC News

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !