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Cinq opéras en devenir à découvrir à l’occasion des spectacles Oper’Actuel 

Un homme joue du piano.

Un extrait de l'œuvre «Future Games», composé par Nicola Straffelini, sera présenté à Oper'Actuel.

Photo : GIORGIO.FINALI

Radio-Canada

Présenter des extraits d’opéras en cours de création le temps d’une soirée : c’est le pari que relèvera pour la septième fois l’événement Oper’Actuel, les 27 et 28 août, à Montréal. En plus de pouvoir découvrir des œuvres lyriques inédites, le public pourra entendre en avant-première un extrait de Backstage at Carnegie Hall, un tout nouvel opéra montréalais sur le racisme et la musique qui sera dévoilé à la fin du mois de septembre. 

Les 15 premières minutes de cinq opéras – dont l’un de Keiko Devaux, qui a été sacrée compositrice l’année aux derniers prix Opus – seront présentées à chacune des trois représentations proposées, en plus de l’extrait de Backstage at Carnegie Hall

Pour tous les goûts

Offrir un terrain de jeu aux personnes créant de l’art lyrique et leur donner la possibilité de tester leur œuvre, mais aussi d’explorer de nouvelles avenues : c’est l’un des objectifs d’Oper’Actuel, organisé par la compagnie montréalaise de création lyrique Chants libres. 

Une femme aux cheveux courts blonds sourit.

Marie-Annick Béliveau est chanteuse lyrique et directrice artistique de Chants libres.

Photo : Chants libres

Il y a beaucoup de paramètres dont il faut tenir compte quand on compose, et les compositeurs n’ont pas toujours eu l’occasion d’accumuler beaucoup d’expérience, explique la mezzo-soprano Marie-Annick Béliveau, qui est également directrice artistique de Chants libres. 

Oper’Actuel leur permet de voir si leur œuvre tient la route ou s’il y a des écueils dans le texte, ajoute-t-elle. Après, peut-être que le compositeur va poursuivre leur projet, le modifier ou se rendre compte que les orchestrations ne fonctionnent pas, ou [...] préférer confier le rôle principal à une voix masculine plutôt que féminine.

L’événement donne aussi l’occasion à de jeunes interprètes en chant lyrique de faire leurs armes dans un répertoire contemporain dont ils et elles ont peu l’habitude.

Non seulement Oper’Actuel montre-t-il que l’art lyrique se renouvelle et qu’il ne se limite pas aux classiques comme Madame Butterfly ou La Traviata, mais il met aussi en lumière la diversité de la création lyrique, qui va de l’opéra au théâtre musical en passant par des œuvres se rapprochant du registre de la comédie musicale.Il y en a vraiment pour tous les goûts, résume Marie-Annick Béliveau. 

Une création de la Montréalaise Keiko Devaux

Cette année, le public pourra ainsi avoir un aperçu de L’écoute du perdu, composé par Keiko Devaux et mis en scène par Marie Brassard, qui a longtemps travaillé avec Robert Lepage. Présenté dans sa version finale en 2023, cet opéra ne suit pas une structure narrative traditionnelle. Il s’agit plutôt d’un ensemble de tableaux articulé autour d’un recueil de textes ayant pour thème le silence, selon Marie-Annick Béliveau. 

Une femme aux longs cheveux noirs porte une camisole noire.

Keiko Devaux est une compositrice de musique contemporaine.

Photo : Robin Pineda

Autre création canadienne : L’épaisseur du silence. Cette pièce de 15 minutes, qui pourrait devenir plus élaborée à l’avenir, est le fruit d’une belle rencontre survenue sur scène pendant un précédent Oper’Actuel entre le pianiste britanno-colombien Jesse Plessis et la soprano d’origine albertaine Brittany Rae. La partie vocale a été créée par la chanteuse elle-même, souligne-t-elle. Donner un rôle créatif aux interprètes est mon cheval de bataille.

Initialement, Marie-Annick Béliveau ne devait pas chanter cette année pour Oper’Actuel, mais comme Marco-Antonio Pérez-Ramirez a composé Jailli – mis brujerías avec en tête cette mezzo-soprano, cette dernière montera donc sur scène en duo avec une clarinette basse. Cela va être un peu primitif et rappeler les rituels sacrés, explique-t-elle. On est plus dans la recherche-création.

Avec Future Games, l’Italien Nicola Straffelini proposera de l’art lyrique se rapprochant de l’opérette. Ce sera même assez théâtral, dit Marie-Annick Béliveau. Les voix sont écrites de manière à être proches de la déclamation. Le livret est assez drôle.

Enfin, La noix et le diamant, composé par le Lituanien Vytautas Bucionis, fermera la marche de ces cinq opéras en partie joués. Ce compositeur compte bien terminer le reste de cette fable, qui met en scène une princesse et une reine. 

Les trois représentations d’Oper’Actuel auront lieu le 27 août, à 14 h et 19 h 30, et le 28 août, à 14 h, au Théâtre Rouge du Conservatoire, situé à Montréal. Les solistes Sarah Albu, Émilie Daoust-Versailles, Raphaël Laden-Guindon et Frédéricka Petit-Homme chanteront aussi, en plus de Marie-Annick Béliveau et de Brittany Rae.

Quant à l’interprétation musicale, elle sera assurée par l’ensemble musical montréalais Paramirabo.

Les billets sont en vente au coût de 10 $ sur le site de Chants libres (Nouvelle fenêtre).

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