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Une plateforme numérique d’archives québécoises créée au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Des bobines de films sur une table.

Les documents audiovisuels sont variés, allant des films de 8 et 16 mm en passant par des bandes audios magnétiques.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Le public pourra bientôt accéder à une multitude d'archives numériques inédites sur la plateforme LaVoute.tv, développée par l'entreprise saguenéenne Devicom. Depuis un an, la Société d'histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine y numérise des documents audiovisuels jamais diffusés provenant des quatre coins de la province.

Il y a un an, l'organisme de Dolbeau-Mistassini a entrepris un véritable travail de moine pour rendre accessibles ces documents qui dormaient dans les voûtes de 27 services d'archives du Québec.

À ce jour, plus de 3000 pièces produites par des individus, des organisations et des entreprises ont été numérisées. C'est autant de traces du passé qui pourront revivre grâce aux équipements et à l'expertise de la Société d'histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine.

Deux employés regardent des bobines de film.

Depuis un an, Steeve Cantin et Marie-Chantale Savard dépoussièrent les documents de plusieurs services d'archives jamais visionnés.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

C’est en direct, on le voit bouger. C’est différent, explique l'archiviste et chargée de projet, Marie-Chantale Savard, qui souligne que ce type d'archives est moins fréquent que la photo.

Ça a tellement une grosse valeur pour notre patrimoine. Malheureusement, à cause du format qui est maintenant désuet, c’était perdu , ajoute-t-elle.

Une multitude d'appareils en renfort

Faute d'appareils, les détenteurs d'archives n'avaient jamais visionné ces documents dont les sujets sont variés, allant de moments familiaux croqués sur le vif à la vie quotidienne au travail.

Le 28 septembre, le public pourra à son tour découvrir ces petits bijoux sur la plateforme LaVoute.tv. Si ce projet d'envergure est aujourd'hui possible, c'est en raison de l'intérêt du directeur général de la Société d'histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine, Steeve Cantin, pour l'audiovisuel. En quelques années, il a acquis une quinzaine d'appareils capables de lire et d'archiver les vieux formats. Il lui était donc tout naturel de lever la main lorsque le ministère de la Culture et des Communications a lancé un appel de projets pour regrouper et rendre accessibles des archives de partout en province.

Un vieux lecteur de bobines de film.

La Société d'histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine a d'abord commencé à collectionner différents appareils pour être en mesure de numériser ses propres archives.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

En les numérisant, on assure la conservation de ces archives-là, parce qu’on ne se mentira pas, les formats d’archives audiovisuelles, avec le temps, finissent par se dégrader. Plus on tarde avant de les transférer dans un format plus accessible, plus les chances de perdre le contenu de ces informations-là est important , ajoute-t-il.

Certains des lecteurs récupérés au fil du temps ont dû être restaurés. De plus, reconstituer les documents n'est pas une mince affaire. L'opération nécessite parfois plusieurs appareils, de bons techniciens et surtout une bonne dose de débrouillardise.

Deux archivistes avec de vieux lecteurs de films dans une salle.

L'opération d'archivage nécessite parfois plusieurs appareils, de bons techniciens et surtout une bonne dose de débrouillardise.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Le défi qui était important au moment de la réception, c’était de reproduire le document pour être en mesure d’obtenir l’image et le son fusionnés ensemble pour en faire un film , raconte Steeve Cantin, qui a d'ailleurs dû se tourner vers le marché international dans plusieurs cas.

Un projet entièrement créé en région

La Société d'histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine n'est pas peu fière du travail accompli. C'est aussi le cas de Devicom, une entreprise de Saguenay, qui a mis sur pied la plateforme de diffusion.

« C’est vraiment une richesse incroyable ce que la Société d’histoire a. C’est sûr que de diffuser ça sur le Web, c’est quelque chose de vraiment excitant. »

— Une citation de  Steve Bouchard, analyste d'affaires chez Devicom
Des étagères avec des boîtes.

La Société d'histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine a reçu plus de 3000 documents de ses partenaires, qui ont fait la description de chacun d'entre eux pour la plateforme LaVoute.tv.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

LaVoute.tv espère que d'autres détenteurs d'archives partageront aussi leurs contenus, dont les musées. Son but ultime : devenir la porte d'entrée de l'ensemble des archives audiovisuelles du Québec.

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