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Un projet de station de transvasement de propane inquiète des résidents d’Acton Vale

Un site d'Acton Vale.

La station de transvasement doit être installée sur ce terrain d'Acton Vale.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Radio-Canada

Un projet de station mobile de transvasement de propane sème l’inquiétude à Acton Vale. Le promoteur, Trackvale, assure que son initiative est sécuritaire et nécessaire pour la région.

Ce discours ne convainc toutefois pas de nombreux citoyens. Des affiches d’opposition au projet ont été installées par des résidents devant leur propriété. Normand Gardner fait partie des personnes qui s’opposent au projet.

Une affiche indique "Non au transbordement. Mouvement citoyen contre le projet de transbordement de propane".

Des résidents d'Acton Vale ont installé de telles affiches sur leur terrain.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Pour moi, c'est une question de sécurité et, deuxièmement, la valeur de nos maisons va diminuer, déplore-t-il.

Moi, je ne suis pas rassurée du tout, et on n’est vraiment pas les seuls citoyens à ne pas être rassurés par ce projet-là, ajoute Karine Dufour, une autre résidente.

Leurs craintes sont par ailleurs exacerbées par un accident de transvasement survenu récemment à Val-des-Sources

Un projet mené en toute transparence, selon le promoteur

Le directeur des opérations de Trackvale, Yannick Charlebois, dit comprendre les craintes exprimées par certains citoyens, mais assure que le projet sera mené en toute transparence et de concert avec la communauté.

Yannick Charlebois se tient à côté de machinerie.

Yannick Charlebois est promoteur pour Trackvale.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Notre plan, c'est d'avoir des wagons de propane qui vont être acheminés ici et transvasés dans des camions pour être distribués aux agriculteurs et aux entreprises locales qui ont besoin de propane. [...] On a regardé toutes les possibilités, tout ce qu'on peut mettre en avant pour avoir de la sécurité au-delà des demandes, souligne-t-il.

Un rapport d'ingénieur déposé à la Ville et obtenu par les opposants en vertu d'une demande d'accès à l'information estime d’ailleurs que les risques liés au projet se situent à l'intérieur des Lignes directrices du Conseil canadien des accidents industriels majeurs.

Selon la porte-parole des opposants, Jessyka Lacasse, le rapport fait néanmoins état de menaces bien réelles pour la population.

Jessyka Lacasse se tient devant une affiche d'Acton Vale.

Jessyka Lacasse est porte-parole des opposants au projet.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

On parle d'une zone de planification d'urgence de 682 mètres et d’une zone d'évacuation de 1,7 à 2,2 kilomètres. Le risque zéro n'existe pas, malheureusement, et les pompiers n'auraient pas le droit d'intervenir à moins de 446 mètres. Il y a beaucoup de résidences dans ce 446 mètres!, s’exclame-t-elle. 

Malgré cette levée de boucliers, Yannick Charlebois tend la main aux citoyens.

On va créer un comité de citoyens si le projet va de l'avant. On essaie d'être les plus transparents possibles [...]. Je comprends que certains peuvent être en désaccord avec le projet, mais il y a un besoin dans la région, il faut le combler ce besoin-là, soutient-il.

Vers un référendum? 

Jessyka Lacasse reste déterminée à mettre un frein au projet. Elle invite les opposants à signer un registre à l'hôtel de ville d’Acton Vale le 7 septembre prochain.

Il va y avoir un nombre de signatures requis et, avec un nombre suffisant, on va aller de l'avant vers un référendum, espère-t-elle.

Le maire Éric Charbonneau n’a pas donné suite à la demande d’entrevue de Radio-Canada.

Avec les informations de Jean-François Dumas

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