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Un cas confirmé de variole simienne au Nouveau-Brunswick

Le virus de la variole simienne vu au microscope.

Le Nouveau-Brunswick compte un cas confirmé de variole simienne.

Photo : UK Health Security Agency / Science Photo Library

Radio-Canada

La Santé publique du Nouveau-Brunswick annonce un cas confirmé de variole simienne.

Dans un communiqué, elle précise que la personne est en isolement mais qu’elle n’a pas voyagé à l’extérieur de la province récemment.

La Santé publique mène une enquête sur l’origine de ce cas. Elle tente aussi de déterminer et de prévenir tous les contacts étroits. L’objectif, selon les doses disponibles, consiste à offrir des doses de vaccin aux contacts étroits, selon la Santé publique.

Elle dit être mise au courant de tout cas présumé. Les cas présumés sont confirmés ou infirmés par le Laboratoire national de microbiologie, situé à Winnipeg. La Santé publique dit qu’elle annoncera tout autre cas par l’entremise de son site Internet.

Le risque de transmission n’est pas semblable à celui de la COVID-19, selon la médecin-hygiéniste en chef, la Dre Jennifer Russell.

Le grand public n’est pas exposé à un degré de risque similaire, mais les gens devraient tout de même savoir comment réduire le risque qu'ils courent eux-mêmes, a-t-elle fait savoir dans un communiqué en précisant que cette maladie se propage lors de contacts étroits avec des humains ou des animaux infectés.

La Santé publique du Canada dit que, bien que la variole simienne ne touche aucun groupe de personnes ou milieu de manière exclusive, la majorité des cas au Canada sont des hommes qui ont déclaré avoir eu des contacts sexuels intimes avec d'autres hommes.

La Santé publique du Nouveau-Brunswick ajoute que le fait d’avoir plusieurs partenaires sexuels peut augmenter le risque de contracter la variole simienne.

Au début du mois de juin, les autorités avaient fait état d’un premier cas de variole simienne présumé, mais le résultat a été infirmé par le laboratoire à Winnipeg dans les jours suivants.

Accès rapide à un vaccin demandé

Le Dr Réjean Thomas, originaire de la Péninsule acadienne et fondateur-PDG de la clinique médicale L’Actuel de Montréal, a eu à traiter des cas de variole simienne à son établissement.

Il regarde de près ce qui se passe au Nouveau-Brunswick, où un premier cas vient d’être confirmé par la Santé publique.

Il soutient que cette maladie était encore inconnue il y a trois mois et que ce qui est constaté chez ses patients est différent des avertissements qui veulent qu’il s’agisse d’une maladie bénigne et peu contagieuse.

L’Organisation mondiale de la santé nous dit d’être prudent, car ce n’est pas si bénin , a-t-il indiqué en entrevue au Téléjournal Acadie.

Qu’un cas soit répertorié au Nouveau-Brunswick ne le surprend guère et il demande à la Santé publique l’accès rapide à un vaccin.

Les victimes de la variole simienne peuvent éprouver comme symptômes un état grippal, des lésions cutanées et des pustules douloureuses, énumère le Dr Thomas.

Ça peut être très souffrant et tout ce qu’on a à offrir, ce sont des antidouleurs, a-t-il affirmé. On demande ensuite de s’isoler de deux à quatre semaines. Ce n’est pas évident en plein été.

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