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Luc Ferrandez prendra la suite de Bernard Drainville au 98,5 FM 

Un homme est assis dans un parc.

Luc Ferrandez, ancien maire de l'arrondissement Le Plateau-Mont-Royal et animateur radio

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Fanny Bourel

C’est Luc Ferrandez, devenu chroniqueur au 98,5 FM en 2019 après avoir été maire de l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal à Montréal, qui occupera le micro laissé vacant par Bernard Drainville, candidat aux prochaines élections provinciales

Luc Ferrandez animera Sans réserve, tous les midis en semaine, sur les ondes du 98.5 FM à partir du 22 août dans la métropole québécoise. Il restera entouré de l’équipe de collaborateurs et de collaboratrices en place, qui est notamment composée de Meeker Guerrier aux sports, de Luc Lavoie aux affaires publiques et de Marie-Ève Tremblay aux questions de société. Toutefois, la porte sera ouverte pour d’autres voix au fil du temps, dit-il. 

Il a travaillé pendant tout l’été avec l’équipe du 98,5 FM pour faire évoluer ses réflexes de chroniqueur à ceux d’animateur. Je pense qu’on y est presque arrivés, explique-t-il, en entrevue à Radio-Canada. Je ne crois pas que je serai bon dans les premiers mois, mais après je vais être capable de donner ma couleur à l’émission et d’amener les gens que je veux.

Son principal défi dans sa transition vers l’animation? Poser des questions moins longues que les réponses, répond-il. 

Plus d’échange

Préparer ses chroniques lui demandait environ deux heures de recherches et de lectures pour développer un avis documenté, comme il le dit, sur les questions qu’il abordait. À la barre de l’émission du midi, il devra animer 12 segments de 10 minutes.Tu ne peux pas être expert dans les 12 sujets et consacrer 2 heures de recherche à chaque intervention, souligne-t-il. 

Il faut accepter de se fier à ses connaissances générales, à ses collaborateurs et à la parole de la personne invitée.

Le passage de chroniqueur à animateur lui permettra aussi d’être davantage dans l’échange. Quand je suis chroniqueur, je tente de faire passer mes arguments à tout prix. Quand tu es animateur, tu as quelqu’un en face de toi. Il faut faire preuve de plus d’ouverture, et, dans cette ouverture, il y a peut-être plus de vérité que dans la simple affirmation de sa pensée.

Offrir une émission constructive

À terme, Luc Ferrandez souhaite que son émission s’inscrive surtout dans la quête de solutions aux grands enjeux de notre société, comme le vieillissement de la population, la protection de la jeunesse ou la crise du logement. 

J’ai été au pouvoir, je sais que l’État ne peut pas toujours mieux faire et qu’il ne peut pas être responsable de tout. Il faut comprendre que les enjeux sont plus grands que les outils dont dispose l’État.

Donc ça ne sert à rien d’appuyer tous les jours sur le bouton Indignation, poursuit-il. Il faut aller aux sources du problème, le cerner, puis chercher des gens capables d’apporter des solutions.

Un contact direct avec le public

Ses trois années de radio ont donné la possibilité à Luc Ferrandez de s’exprimer sans que sa parole ne soit transformée. 

Quand j’étais maire, neuf fois sur 10, on entendait de moi ce que d’autres voulaient bien dire, explique-t-il. Des éditorialistes se sont fait un métier d’inventer des choses, de dramatiser mes propos ou de me sataniser.

Aujourd’hui, il a le sentiment que le public a appris à le connaître et que la manière dont il est perçu a évolué.

Quand tu es derrière le micro, tu ne peux pas mentir sur ton image. Si tu es là tous les jours, les gens finissent par savoir qui tu es.

« Beaucoup de gens m’ont dit : "je vous détestais quand vous étiez maire et maintenant, je me rends compte que je suis souvent d’accord avec vous, et que, quand je ne le suis pas, je reconnais au moins que vous avez travaillé votre dossier". »

— Une citation de  Luc Ferrandez, animateur radio

Vers un futur retour en politique?

En succédant à Bernard Drainville sur les ondes, empruntera-t-il plus tard le même chemin que lui : celui du retour à la politique? Sait-on jamais, répond-il, mais pas à court ou à moyen terme. J’ai un enfant de 10 ans.

Et si Luc Ferrandez replonge dans la vie politique, ce sera surtout par sens du devoir, pour apporter sa contribution à la résolution d’une crise sociale. Je ne m’en irai pas en politique dans la joie et l’allégresse.

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