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Nucléaire : l’Iran réclame des garanties pour accepter le texte final de l’accord

Ali Baghéri.

Le négociateur nucléaire en chef de l'Iran, Ali Baghéri Kani, à Vienne, le 3 décembre dernier.

Photo : Getty Images / JOE KLAMAR

Agence France-Presse

L'Iran est prêt à accepter le texte final élaboré à Vienne pour sauver l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, à condition qu'il soit assorti d'un certain nombre de garanties, a indiqué vendredi l'agence officielle IRNA.

Cette déclaration intervient au moment où les grandes puissances attendent une réponse de Téhéran à une proposition d'accord soumise le 26 juillet par le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

Les propositions de l'Union européenne sont acceptables à condition qu'elles fournissent des garanties à l'Iran sur divers points, a indiqué l'IRNA, citant un diplomate iranien, sans révéler son nom.

Et de citer les sanctions internationales, des garanties que les États-Unis ne vont pas remettre en cause l'accord et les affaires en suspens avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Après plusieurs mois de blocage, les diplomates de l'ensemble des parties (Iran, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) sont revenus le 4 août dans la capitale autrichienne pour une énième tentative de sauver, sous l'égide de l'UE, l'accord conclu en 2015.

Le pacte vise à garantir le caractère civil du programme nucléaire de l'Iran, accusé de chercher à se doter de l'arme atomique, malgré ses démentis.

Mais après le retrait unilatéral des États-Unis de l'accord en 2018, sous l'impulsion de Donald Trump et le rétablissement des sanctions américaines, Téhéran s'est progressivement affranchi de ses obligations.

L'objectif des pourparlers, auxquels les États-Unis participent de manière indirecte, est de remettre le processus sur les rails.

À prendre ou à laisser

Mardi, le porte-parole du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a exhorté Téhéran et Washington à prendre une décision rapide sur le compromis final élaboré à Vienne, indiquant qu'il s'agissait d'une proposition à prendre ou à laisser.

Un obstacle de taille demeure : l'Iran réclame à l'AIEA la clôture de la question des sites non déclarés, où des traces d'uranium enrichi avaient été retrouvées.

Dimanche, le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian avait appelé l'AIEA à régler complètement cette affaire par la voie technique et à abandonner des questions politiques non pertinentes.

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