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À Edmundston, on en a « plein le casque » des odeurs de la papetière Twin Rivers

« J'ai décidé de me lever parce que j'en ai plein le casque et plein mon gros nez de sentir l'acidité qui est dans l'air. »

La papetière Twin Rivers, à Edmundston au Nouveau-Brunswick.

La papetière Twin Rivers, à Edmundston au Nouveau-Brunswick, photographiée en 2018.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

De mauvaises odeurs émanant de la papetière Twin Rivers continuent d’incommoder des résidents d’Edmundston, au Nouveau-Brunswick.

Un citoyen décidé à faire changer les choses s’est rendu devant l’usine vendredi pour y manifester son mécontentement.

Albert Roy, résident d'Edmundston, croit que ses concitoyens doivent lever le ton et se plaindre davantage de cette puanteur.

« J'ai décidé de me lever parce que j'en ai plein le casque et plein mon gros nez de sentir l'acidité qui est dans l'air. »

— Une citation de  Albert Roy, résident d’Edmundston
Albert Roy est debout sur un trottoir. Il porte des lunettes fumées et s'appuie sur sa pancarte, sur laquelle il a écrit « s'il vous plait, de l'air pur! »

Albert Roy croit que les gens doivent arrêter d'être intimidés quand ils sont face à une grosse compagnie.

Photo : Radio-Canada / Mathilde Pineault

Les gens d’Edmundston se font empester, dit M. Roy, et cela les empêche de profiter de leur beau centre-ville et de jouir de leur accès à la rivière.

Tu retournes chez vous avec les sinus bouchés, et avec des maux de tête, dit-il.

Je ne suis pas ici pour faire fermer Twin Rivers, martèle M. Roy. Je suis ici pour dire : faites quelque chose pour améliorer les odeurs.

Il croit que les citoyens ressentent une certaine crainte face à une grosse compagnie. Il dit cependant en avoir assez d’espérer qu’un jour, le problème d’odeurs se règle, et pense que le moment est venu de passer à l’action.

Il y a beaucoup trop de silence ici, dans la grande région d'Edmundston, face à cette papetière, mentionne le citoyen.

Manifester est, dit-il, une première étape pour sensibiliser les gens.

Ma deuxième étape, c'est de rencontrer. J'en ai parlé au maire, et puis, on va avoir une réunion d'ici quelques semaines pour voir si on pourrait faire une plainte vraiment formelle, a dit M. Roy.

Mauvais pour le commerce

Les commerçants du secteur disent que cela incommode leur clientèle.

L'odeur, c'est désagréable, déclare Éric Gingras, le propriétaire de la Brûlerie du Vieux Poste, rencontré vendredi. On a des tables de placées à l'extérieur. Malheureusement, c'est au risque et péril de nos clients s'ils veulent s'asseoir pour prendre un café, manger leur muffin à l'extérieur.

Dépendant de la direction du vent, l’odeur de l’usine se répand aussi parfois à l’intérieur du commerce. On fait du café. L'odeur, c'est comme primordial pour nous autres, dit M. Gingras.

Éric Gingras debout devant son commerce, la Brûlerie du Vieux Poste.

Éric Gingras est propriétaire de la Brûlerie du Vieux Poste, à Edmundston.

Photo : Radio-Canada / Mathilde Pineault

Dans un courriel à Radio-Canada vendredi, une porte-parole de Twin Rivers Paper écrit que l’entreprise travaille fort pour être une bonne voisine.

Nous prenons sérieusement les préoccupations et les questions soulevées par les résidents et les commerces , a écrit Caryn King, directrice des communications de Twin Rivers Paper.

Elle affirme que l’entreprise a amélioré son bilan environnemental et réduit l’odeur générée par les activités de la papetière. Elle indique cependant qu’il y a des circonstances durant lesquelles une météo défavorable et les conditions atmosphériques causent une odeur déplaisante.

D’après le reportage de Mathilde Pineault

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