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Manque criant d’intervenants à La Séjournelle

Une femme debout dans un endroit boisé

Denise Tremblay, directrice générale de La Séjournelle, un centre de ressource et d’hébergement qui aide les femmes et les enfants victimes de violence domestique à Shawinigan

Photo : Radio-Canada / Hélène Lequitte

Radio-Canada

Le centre d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale, La Séjournelle à Shawinigan fait face à un manque criant de main-d'œuvre. Quatre intervenants doivent être embauchés pour répondre aux besoins sans cesse croissants.

Le centre est déjà en surcapacité, avec 8 femmes et 13 enfants qui y séjournent. Le départ à la retraite de plusieurs, et la période estivale qui coïncide avec la période des vacances, viennent aggraver la situation. L'augmentation des subventions, pour améliorer les conditions de travail, n'est pas parvenue à régler le problème comme on le prévoyait.

« C'est très conjoncturel aussi, je pense que cela fait partie de l'ensemble des problèmes de recrutement que l'on a dans la société. »

— Une citation de  Denise Tremblay, directrice générale de la maison La Séjournelle

Madame Tremblay déplore le fait de recevoir beaucoup moins de curriculum vitæ (CV) qu'autrefois. Moi, je faisais une offre d'emploi, je pouvais avoir 30 CV, il y a cinq, six ans. Maintenant, quand je fais une offre d'emploi, si j'ai un CV, je suis heureuse et ça ne veut pas dire que la personne va être retenue. On est vraiment dans des difficultés d'embauche très très grande.

Un manque de ressources

Le manque de main-d'œuvre qui touche La Séjournelle n'épargne pas les autres régions du Québec. Selon Louise Riendeau du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, le problème date d'avant la pandémie. Mais depuis deux ans, on observe une aggravation de la situation.

Le secteur de santé et des services sociaux semblent faire compétition aux maisons d'hébergement. Les travailleurs expérimentés qu'on y retrouve, sont particulièrement sollicités. Selon Louise Riendeau, cela ne doit pas décourager les femmes qui ont besoin d'aide. Les femmes qui vivent des situations difficiles avec leur conjoint, ne doivent pas hésiter à s'adresser aux maisons d'hébergement ou même à contacter SOS violence conjugale.

Avec les informations d'Hélène Lequitte

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