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Le fugitif Jérôme-Vincent Vaillancourt arrêté au Nouveau-Brunswick

Jérôme-Vincent Vaillancourt.

Jérôme-Vincent Vaillancourt était recherché par la police depuis mercredi matin.

Photo : Sûreté du Québec

Radio-Canada

Le fugitif Jérôme-Vincent Vaillancourt, 42 ans, recherché par la police depuis mercredi matin en Matanie, a été arrêté au Nouveau-Brunswick. La Sûreté du Québec (SQ) indique qu'il a été intercepté à 13 h 30 par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Il se trouvait alors dans le secteur de Saint-Quentin, au Nouveau-Brunswick. Les autorités policières avaient suggéré jeudi que le fugitif pouvait se trouver dans cette province.

La SQ avait demandé l'aide du public pour retrouver Jérôme-Vincent Vaillancourt mercredi après que ce dernier a pris la fuite à partir de Matane à bord d'un véhicule volé.

Un agent de la Sûreté du Québec se trouve près d'un véhicule qui est dans le fossé.

Jérôme-Vincent Vaillancourt a abandonné mercredi un véhicule volé après une sortie de route à Saint-Ulric, dans la MRC de La Matanie (archives).

Photo : Radio-Canada

L'homme se trouvait en liberté illégale depuis le 2 décembre 2021 et a dès lors fait l’objet d’un mandat d'incarcération pancanadien délivré par Service correctionnel Canada.

Jérôme-Vincent Vaillancourt a été libéré d’office le 18 décembre 2020. Toutefois, la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) avait décidé d'imposer des conditions spéciales au délinquant, selon ce qu’indique un agent des communications de la Commission dans une réponse transmise par écrit à Radio-Canada.

Ces conditions peuvent notamment inclure le fait de s'abstenir de consommer des drogues et de l'alcool, de se trouver en compagnie de certaines personnes et de se trouver dans des établissements comme les débits de boissons et les établissements de jeux.

Dans sa réponse, l'agent des communications de la Commission rappelle que les délinquants concernés [ceux qui obtiennent une libération conditionnelle] doivent régulièrement se présenter devant leur agent de libération conditionnelle du Service correctionnel du Canada et peuvent être réincarcérés si l’on estime qu’ils présentent un risque inacceptable pour le public.

Plan rapproché sur l'uniforme d'un membre du Service correctionnel du Canada.

Jérôme-Vincent Vaillancourt faisait l’objet depuis décembre d’un mandat d'incarcération pancanadien délivré par Service correctionnel Canada (archives).

Photo : The Canadian Press / DARRYL DYCK

Au moment de sa libération, Jérôme-Vincent Vaillancourt purgeait depuis juillet 2018 une deuxième peine fédérale de 3 ans, 8 mois et 12 jours pour des délits de vol, fraudes, vol d'un véhicule à moteur, possession de biens criminellement obtenus, conduite d'un véhicule pendant une interdiction, possession de stupéfiants ainsi qu'omission de comparaître.

M. Vaillancourt aurait perpétré ces délits moins d'un mois après l'expiration de sa première peine fédérale, imposée en 2014 pour fraude, pour vol d'un véhicule à moteur, pour conduite dangereuse et pour fuite lors d'une poursuite par un agent de la paix.

Bien connu des services policiers

Vous êtes un récidiviste, [vous] avez omis plusieurs fois de respecter vos conditions légales […], notait déjà la CLCC en août 2020, alors qu’elle avait refusé à Jérôme-Vincent Vaillancourt une libération conditionnelle après une première demande de la part du détenu.

Toujours selon la décision de la CLCC, sa fiche criminelle fait état d'une criminalité persistante et contient une multitude de condamnations pour des délits de nature acquisitive contre les biens, des délits en lien avec les stupéfiants ainsi qu'avec la conduite avec les facultés affaiblies, et des appels téléphoniques harassants en contexte conjugal.

La façade du palais de justice.

Jérôme-Vincent Vaillancourt a plaidé coupable à des accusations de fraude à Rimouski en 2019 (archives).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

La CLCC souligne aussi que la criminalité de Jérôme-Vincent Vaillancourt est directement reliée à [son] problème de toxicomanieVotre mode de vie est celui d'un toxicomane, note-t-elle à l’attention du détenu dans sa décision du 18 décembre 2020.

Elle précise par ailleurs que [ses] délits sont en lien direct avec la gestion de l'argent et [son] incapacité à le faire et que [ses] relations intimes ou amicales ont été directement la source de [sa] criminalité.

L'homme est bien connu des services policiers depuis 1999.

En 2019, il avait plaidé coupable de fraude à Rimouski, mais son dossier avait été transféré à Saint-Jérôme, dans les Laurentides.

Avec les informations d'Édouard Beaudoin et la collaboration de Coralie Mensa

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