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Un groupe de recherche trouve un nombre record de lézards cracheurs de sang en Alberta

Le lézard à petites cornes majeur.

Le lézard à petites cornes majeur est aussi appelé « crapaud cornu » en raison de son apparence.

Photo : Conservation de la nature Canada

L’organisme Conservation de la nature Canada (CNC) a trouvé huit lézards à petites cornes majeurs dans le sud-est de l’Alberta, une espèce pourtant très rare. C’est le nombre le plus élevé que ce dernier ait jamais trouvé.

Depuis 2018, le Comité sur la situation des espèces en péril du Canada considère l’espèce de lézards comme préoccupante, vu son nombre peu élevé. En 2007, l’espèce avait été déclarée en voie de disparition.

Je ne pense pas que nous en ayons trouvé plus de deux ou trois. Donc, pouvoir en trouver autant est assez incroyable pour nous, dit Megan Jensen, gestionnaire d’espaces naturels à CNC pour le sud-est de l’Alberta.

Il y a juste un profond sentiment de gratitude de pouvoir être en mesure de trouver quelque chose dont beaucoup de gens ne réalisent même pas l’existence, ajoute-t-elle.

Le lézard à petites cornes majeur mesure généralement moins de 10 centimètres, mais il a une manière bien particulière de se défendre : il crache du sang par les yeux pour éloigner les prédateurs.

C’est assez dégoûtant comme goût pour les prédateurs, alors, souvent, ils vont juste abandonner le lézard, ce qui va le sauver, précise Megan Jensen.

Une recherche annuelle

Chaque année, Conservation de la nature Canada demande au gouvernement des permis pour organiser des recherches annuelles de lézards à petites cornes majeurs.

Cette année, l’équipe de recherche a recruté six stagiaires et deux gestionnaires qui ont fouillé l’un des terrains gérés par CNC.

On s'éparpille sur l’intégralité du terrain et on le balaie la recherche des lézards, explique Megan Jensen.

L’équipe de l’organisme Conservation de la nature Canada (CNC) à la recherche du petit reptile dans le sud-est de l'Alberta.

Les équipes de Conservation de la nature Canada quadrillent le terrain à la recherche de lézards.

Photo : Ania Marcus

Après environ quatre heures de recherche sous 35 degrés de température, l’équipe avait trouvé pas moins de huit de ces lézards.

L’une des stagiaires, Ania Marcus, fait partie de ceux qui ont déniché le petit reptile.

C’est vraiment gratifiant, car il est vraiment vraiment difficile à trouver, affirme-t-elle.

Megan Jensen explique que ces reptiles brun clair misent aussi sur leurs caractéristiques physiques pour se protéger des prédateurs comme les oiseaux et les coyotes. Leur couleur terre les aide à se fondre dans leur environnement.

Un stagiaire du Conservation de la nature Canada cherche le lézard à petites cornes majeur dans le sud-est de l’Alberta.

La région où les stagiaires de Conservation de la nature Canada cherchaient le lézard à petites cornes majeur.

Photo : Ania Marcus

Au Canada, on peut retrouver ces lézards dans le sud-est de l’Alberta et le sud-ouest de la Saskatchewan. Selon le Registre public des espèces en péril, le lézard à petites cornes majeur préfère les sols meubles dans lesquels il peut s’enfouir en guise de protection pendant la nuit et l’hiver.

Le naturaliste Chris Fisher explique toutefois que plus de 90 % du territoire occupé par le reptile a été perdu en raison d’activités agricoles et industrielles.

Photographier un événement rare

Chris Fisher juge d’ailleurs qu’il est absolument phénoménal que CNC ait trouvé huit de ces lézards en l’espace de quatre heures.

Cela fait 30 ans qu’il cherche ce petit reptile. Cette année, il en a trouvé trois.

Juste d’en voir trois en un an, c'est quelque chose de spectaculaire en Alberta. Même un dans une vie est un accomplissement en soi pour un naturaliste albertain chevronné, ajoute-t-il.

Le lézard à petites cornes majeur avec sa tête recouverte de sang.

Le lézard photographié par Chris Fisher.

Photo : Chris Fisher

Chris Fisher se trouvait dans les Badlands, il y a quelques jours, lorsqu’il a aperçu le lézard. Il a alors remarqué que sa tête était rouge et a pensé que cela était inhabituel. Il s’est donc rapproché pour prendre des photos du petit reptile.

En regardant mes photos plus tard, j’ai été fasciné d’apprendre que j’étais peut-être le premier à photographier une preuve du mécanisme de défense du lézard à petites cornes majeur au Canada.

Avec les informations de Karina Zapata

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