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Ottawa finance des organismes LGBTQ+ de l’Ouest pour la lutte contre la variole simienne

Un drapeau de la Fierté.

Le directeur de programmation à la société Health Initiative for Men (HIM), Evan Matchett-Wong, à Vancouver, recevra du financement pour son organisme afin de sensibiliser la communauté LGBTQ+ aux risques de la variole simienne. La députée fédérale pour Vancouver-Centre Hedy Fry en a fait l'annonce.

Photo : Radio-Canada / Denis Dossman

Le gouvernement fédéral octroie 550 000 $ à des organismes de la communauté LGBTQ+ de l'ouest du pays pour la lutte contre la variole simienne. Si la plupart des cas du virus se retrouvent parmi des hommes gais et bisexuels, ces organismes disent toutefois qu'il est important d’éviter la stigmatisation de la communauté, rappelant les ravages, sur cet aspect, de l’épidémie du sida dans les années 1980.

Nous devons travailler ensemble afin de prévenir la stigmatisation de cette maladie, dit la Dre Hedy Fry, également députée fédérale de la circonscription de Vancouver-Centre, qui en a fait l’annonce vendredi.

Le Centre de recherche communautaire (CBRC), qui fait la promotion de la santé des personnes issues de la diversité sexuelle et de genre au Canada, recevra 350 000 $. La société Health Initiative for Men (HIM), de Vancouver, obtiendra quant à elle 100 000 $, et la coopérative Queer and Trans Health, à Edmonton, 100 000 $.

Le financement permettra à ces organismes d'accroître leurs campagnes d’information et le CBRC développera un ensemble de ressources pédagogiques nationales.

Plus précisément, le financement permettra d’aller directement dans les communautés touchées. Par exemple, la société HIM fait la promotion de cliniques de vaccination temporaires dans des zones de vie nocturne et durant des activités de la Fierté gaie.

Par ailleurs, vendredi, le gouvernement a publié des statistiques montrant que les provinces et les territoires ont déclaré 1059 cas de la maladie, dont 98, en Colombie-Britannique, 511, en Ontario, et 426, au Québec.

Selon le gouvernement fédéral, l’annonce faite vendredi s’inscrit dans le cadre d’un engagement de 1 million de dollars visant à soutenir les organismes partout au pays. Il y a quelques semaines, le gouvernement Trudeau avait annoncé une enveloppe de 350 000 $ pour des organismes du Québec et de l'Ontario.

Une communauté aguerrie

Les organismes affirment que les communautés queer et trans sont bien instruites en ce qui concerne les informations de santé publique. La crise du sida a préparé les communautés trans et queer à des éclosions comme celle-là. Nous avons beaucoup d’expérience dans ce domaine, dit Jody Jollimore, le directeur général du CBRC.

Lorsqu’il y a des cliniques de vaccination temporaires, on voit des files d'attente qui font le tour du bâtiment. Notre communauté s'intéresse à la prévention, elle souhaite recevoir ces vaccins, poursuit-il.

Hedy Fry souligne que, si les risques de transmission du virus sont plus élevés dans les grands centres urbains, la stigmatisation peut être plus forte en milieu rural, où il est plus difficile de passer inaperçu.

Même si la communauté risque d'être blâmée à cause de l’éclosion, Jody Jollimore croit qu’il vaut mieux en parler ouvertement que de se taire. De toute façon, même s’il existe des gens qui veulent opprimer et stigmatiser les personnes queer et transgenres, ceci ne peut pas nous empêcher de parler de la variole simienne maintenant, estime-t-il.

La leçon des années 1980 autour de la stigmatisation, c’est que c’est le silence, et non pas la discussion, qui tue. Nous ne devrions pas réagir à la stigmatisation avec davantage de silence, conclut JodyJollimore.

Avec les informations de Catherine Dib

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