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La variole simienne semble ralentir au pays

Des lésions cutanées associées à la variole simienne.

Il est trop tôt pour dire que la variole simienne a atteint un plateau.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les autorités de la santé publique du Canada ont fait le point sur l’évolution de la variole simienne vendredi et les indicateurs semblent montrer un léger ralentissement de la propagation. On a recensé, jusqu'à maintenant, 1059 cas de variole simienne au pays, dont 426 au Québec et 511 en Ontario.

Dix-huit personnes sont hospitalisées au pays, dont deux sont soignées aux soins intensifs. Aucun décès n'est attribuable à ce virus au Canada.

Au niveau mondial, on compte 31 000 cas confirmés dans 91 pays, en forte augmentation, ont indiqué les spécialistes de la santé publique.

La Dre Theresa Tam, administratrice en chef de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et le Dr Howard Njoo, sous-administrateur en chef, ont tenu une conférence de presse virtuelle au cours de laquelle il été question de plusieurs virus : celui de la variole simienne ainsi que ceux de la COVID-19 et de la polio.

« Les cas n'augmentent pas à la même vitesse à laquelle ils augmentaient au début de l'éclosion. »

— Une citation de  Dre Theresa Tam, administratrice en chef de l'Agence de la santé publique du Canada

La Dre Tam a rappelé que l’ASPC travaille de pair avec les provinces et les territoires, ainsi qu'avec des partenaires internationaux, dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS), et qu'ils surveillent attentivement l'évolution de la situation.

Le virus de la variole simienne est, lui aussi, toujours suivi de près, comme c'est le cas de la polio, qui a fait un retour récemment aux États-Unis et au Royaume-Uni. Au Canada, on recommencera d'ailleurs à tester les eaux usées dans certaines régions du pays. Les autorités pourraient aussi suivre la variole simienne de cette manière.

Le Dr Njoo a, pour sa part, expliqué qu’au début de l’épidémie, les cas doublaient en moins de deux semaines, en 10 ou 11 jours environ, alors que ce délai est maintenant de 16 à 17 jours. L’allongement de ce marqueur est une bonne nouvelle, car cela signifie que la propagation du virus ralentit, a-t-il mentionné.

Assez de vaccins pour le moment

À l’heure actuelle, une première dose de vaccin contre la maladie est offerte aux personnes considérées comme étant les plus à risque de contracter le virus de la variole simienne, soit les hommes qui ont des contacts intimes avec d'autres hommes. Mais, ont ajouté les deux experts, personne n’est à l’abri, bien que 99 % des cas survenus jusqu’à maintenant l’ont été chez des hommes dont l’âge médian est de 37 ans, a noté le Dr Njoo.

Ottawa a distribué plus de 90 000 doses de vaccins jusqu'à présent aux provinces et territoires, qui en ont à leur tour administré plus de 50 000.

Si l’épidémie s’aggravait, on pourrait fractionner des doses de vaccins pour immuniser plus de gens possibles. La Dre Tam a ajouté qu’il faudrait alors discuter avec les fabricants de vaccins pour s’en procurer davantage.

Rappelant que les personnes infectées doivent s’isoler comme c’est le cas pour le coronavirus, la Dre Tam s'est dite d'avis qu’il faudrait les soutenir financièrement comme cela s’est fait avec la COVID-19.

Aide financière au secteur communautaire

L'administratrice en chef de la santé publique du Canada a répété à plusieurs reprises que la lutte contre l’orthopoxvirose simienne est menée en collaboration avec plusieurs partenaires, dont les organisations communautaires, qui doivent continuer à sensibiliser et à informer la population au sujet des risques de cette maladie.

Par ailleurs, le gouvernement fédéral a également annoncé vendredi qu'il accordait 550 000 $ à des organismes communautaires de Vancouver et d'Edmonton pour les aider dans la lutte contre la propagation de la variole simienne. Le mois dernier, Ottawa a annoncé de l'aide financière à d'autres organismes, dont le RÉZO, établi à Montréal.

Avec les informations de La Presse canadienne

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