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Soins de santé : la carte Santé plutôt que la carte de crédit pour payer, promet Doug Ford

Le premier ministre Doug Ford répond aux questions des journalistes.

Le premier ministre Doug Ford affirme que quelque chose doit changer pour remédier à la pénurie de main-d'œuvre mais que la solution n'est pas d'ordre financier.

Photo : Radio-Canada

Déclarant que « tout le monde va payer avec sa carte Santé, pas avec sa carte de crédit », le premier ministre de l’Ontario a voulu se faire rassurant vendredi. Il a tenu ces propos deux jours après que sa ministre de la Santé, Sylvia Jones, eut dit ne pas exclure une forme de privatisation dans le système de soins de santé.

Le gouvernement ontarien cherche des moyens de faire face à sa pénurie de main-d'œuvre, qui cause notamment des fermetures temporaires de salles d’urgence.

Doug Ford a cependant ajouté que nous ne pouvons pas continuer ainsi.

« Nous ne pouvons pas continuer à investir des milliards de dollars dans le système de santé chaque année et s’attendre à un résultat différent. Quelque chose doit changer. »

— Une citation de  Doug Ford, premier ministre de l'Ontario

Les Ontariens ont besoin d’un service plus rapide, a-t-il soutenu. Ils ne doivent pas être forcés à se rendre à l’hôpital et à attendre longtemps.

Il a ajouté qu’il reçoit des appels tous les jours, qu'il participe à de nombreuses rencontres avec des intervenants dans le milieu de la santé et qu’on lui a assuré que cette crise n’est pas due à un manque de financement.

Tout le monde avec qui j’ai discuté m’a dit la même chose : ce n’est pas un problème d’ordre financier, a-t-il conclu.

Une déclaration qui inquiète le NPD

La porte-parole du NPD de l'Ontario en matière de santé, France Gélinas, s’inquiète du fait que le premier ministre ontarien n’ait pas catégoriquement exclu la possibilité d’une privatisation du système de santé.

Des cliniques à but lucratif nous coûteront cher, croit-elle. Elles draineront le personnel de nos hôpitaux publics et de nos salles d’urgence, aggravant ainsi la crise dans le système de santé.

Le fait que Doug Ford ait assuré que les Ontariens ne paieront leurs soins de santé qu'avec leur carte d’assurance maladie n'a pas non plus satisfait cette néo-démocrate.

Si les cliniques de chirurgie privées acceptent votre carte d’assurance maladie pour votre intervention, elles vous facturent votre chambre, les analgésiques que vous prenez, vos repas, la physiothérapie dont vous avez besoin et plus encore, a-t-elle soutenu.

Les gens quittent ces établissements avec des factures de plusieurs milliers de dollars.

France Gélinas s’inquiète également du fait que le premier ministre ait mentionné l’hôpital Shouldice à Markham, le seul hôpital privé, comme un exemple à suivre.

Bien que Shouldice ait bénéficié d'une clause de droits acquis, son modèle privé a été interdit en raison du coût pour les gens et pour le système, a-t-elle indiqué.

Selon elle, la solution à cette pénurie de main-d'œuvre consiste à investir davantage dans le système de santé, notamment en payant et en respectant les travailleurs de la santé.

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