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Des documents ultrasecrets saisis lors de la perquisition du FBI chez Trump

Donald Trump lève le poing entouré de gardes du corps.

Donald Trump fait l'objet de multiples enquêtes pour diverses malversations, notamment électorales et financières.

Photo : Associated Press / Julia Nikhinson

Agence France-Presse

La police fédérale américaine, le FBI, a saisi des documents ultrasecrets lors de sa perquisition chez l'ancien président Donald Trump, en possible violation de la loi sur l'espionnage, selon des documents judiciaires publiés vendredi.

Les enquêteurs soupçonnent le républicain d'avoir eu illégalement en sa possession des documents classifiés.

Plusieurs documents judiciaires ont été publiés vendredi par un juge de la Floride : le mandat autorisant la perquisition, avant que celle-ci ne soit menée, et un long inventaire des documents saisis lundi par les agents du FBI.

Nancy Pelosi au micro durant une conférence de presse.

L'affaire est « très sérieuse », insiste la présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi.

Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

Dans cette liste est mentionné un ensemble de documents concernant le président de la France, sans plus de précisions.

L'opération, conduite dans la résidence de Donald Trump à Mar-a-Lago en Floride, avait provoqué la fureur de ses partisans qui évoquaient une persécution politique, ainsi que celle de nombreux ténors républicains.

Jeudi, le procureur général Merrick Garland avait, dans une prise de parole exceptionnelle, demandé qu'un juge rende public ce mandat autorisant la perquisition afin que ses motifs soient connus de tous.

Trump favorable à la publication des documents

Cette demande – très inhabituelle – avait été favorablement accueillie par Donald Trump.

Non seulement je ne m'opposerai pas à la publication des documents [...] mais j'irai plus loin en ENCOURAGEANT leur publication immédiate, a écrit jeudi soir le milliardaire, qui s'était pourtant abstenu de rendre publique la copie du mandat qu'il avait reçue.

L'ex-président a assuré dans un communiqué vendredi que les documents récupérés par la police avaient tous été déclassifiés.

Jeudi, au cours de sa brève allocution télévisée, Merrick Garland a assuré avoir personnellement approuvé cette perquisition.

Merrick Garland.

Le procureur général des États-Unis, Merrick Garland, a fait savoir que le mandat de perquisition à l'encontre de la résidence de Mar-a-Lago, en Floride, où vit l'ex-président Donald Trump, serait rendu public.

Photo : Reuters / Evelyn Hockstein

« Le département ne prend pas ce genre de décision à la légère. »

— Une citation de  Merrick Garland, procureur général des États-Unis

Il a ajouté que l'affaire revêtait un intérêt public important, à trois mois des élections législatives de mi-mandat.

La loi oblige les présidents américains à transmettre l'ensemble de leurs courriels, lettres et autres documents de travail aux Archives nationales américaines.

Or, Donald Trump avait emporté, lors de son départ de la Maison-Blanche en janvier 2021, quinze cartons de documents, que des agents des Archives avaient dû récupérer en janvier, déjà à Mar-a-Lago.

La perquisition de lundi était la première à n'avoir jamais visé un ancien président des États-Unis.

Outré, Donald Trump a raconté lundi sur Truth Social que ses avocats coopéraient pleinement avec les autorités lorsque soudain et sans prévenir, Mar-a-Lago a été perquisitionnée, à 6 h 30 du matin, par un TRÈS grand nombre d'agents.

Il s'est notamment plaint du fait que les agents du FBI ont fouillé les placards de la première dame, Melania Trump.

Mercredi, il a même laissé entendre que la police fédérale a pu avoir placé de fausses preuves contre lui lors de cette opération.

Une voiture et un agent de la police de Palm Beach devant les clôtures de la maison.

Des policiers ont passé la nuit devant la maison de Donald Trump à Mar-a-Lago, où plusieurs partisans sont venus manifester contre la visite du FBI.

Photo : Getty Images / AFP/GIORGIO VIERA

Des sympathisants républicains, pourtant connus pour leur soutien aux forces de l'ordre, ont fustigé l'intervention du FBI, à tel point qu'une association d'agents a dénoncé des appels inacceptables [...] à la violence contre la police.

Le département de la Justice a aussi signalé des attaques infondées contre cette instance et les agents de la police fédérale.

Jeudi, un homme armé qui avait tenté de pénétrer dans des bureaux du FBI en Ohio (nord des États-Unis) a été tué par les forces de l'ordre après un long affrontement.

Après la perquisition, les ténors républicains avaient fait bloc avec leur ancien président, qui conserve une forte emprise sur le parti d'allégeance conservatrice et envisage d'être de nouveau candidat à la présidentielle en 2024.

L'ex-magnat de l'immobilier, au cœur de l'actualité judiciaire aux États-Unis, a aussi été soumis mercredi à une audition sous serment face à la procureure générale de New York, qui enquête au civil sur des soupçons de fraudes financières fiscales au sein du groupe familial Trump Organization.

Il n'a alors cessé d'invoquer son droit de ne pas répondre aux questions en vertu du 5e amendement de la Constitution.

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