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Dans le Grand Montréal, la rentrée pourrait s’effectuer sans transport scolaire

Un autobus scolaire.

Plusieurs centaines de milliers d'enfants de Montréal et sa banlieue pourraient être privés de moyen de transport à la rentrée scolaire.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

À deux semaines de la rentrée scolaire, près de 300 000 élèves pourraient être privés de transport, à Montréal et sa banlieue, en raison des discussions, toujours dans l'impasse, entre le gouvernement du Québec et la Fédération des transporteurs par autobus (FTA) pour le renouvellement de leurs contrats.

En tout, 95 % de ces contrats en transport scolaire sont arrivés à échéance à la fin juin et ne sont toujours pas renouvelés, a fait savoir Luc Lafrance, président-directeur général de la FTA, en entrevue à l'émission Tout un matin sur ICI Première, vendredi.

Les règles budgétaires ont été déposées à la fin juin, mais les discussions achoppent un peu partout. Les offres du gouvernement [du Québec] ne répondent pas à nos attentes pour faire face à nos dépenses. Ce qu'il propose est insuffisant pour assurer le transport des élèves, a indiqué M. Lafrance.

La FTA demande plus de fonds à Québec en raison de l'inflation et du manque de conducteurs.

Aujourd'hui, nous faisons face à une augmentation des coûts du carburant, de l'entretien des véhicules, des pièces d'opération et de la main-d'œuvre, a affirmé M. Lafrance.

« On a perdu plusieurs conducteurs pendant la pandémie [de COVID-19]. Ce n'est pas un emploi facile, on doit proposer de bonnes conditions de travail pour attirer les gens. »

— Une citation de  Luc Lafrance, président-directeur général de la Fédération des transporteurs par autobus

L'année dernière, on a fait travailler des employés du bureau et des mécaniciens pour éviter une perturbation du service, mais là, ils sont arrivés à bout. On veut plus de moyens financiers pour recruter des gens, s'est-il défendu.

Nous espérons que le gouvernement fera quelque chose pour que les chauffeurs aient une bonne rémunération, a ajouté M. Lafrance.

Toutefois, les discussions se poursuivent et j'espère qu'on va arriver à une entente pour qu'on puisse assurer le service de transport scolaire dans l'ensemble de notre réseau, a ajouté le responsable.

On va essayer de trouver une voie de passage pour ne pas prendre les enfants en otages, a-t-il assuré.

C'est dans les régions de Montréal, de Lanaudière et de la Montérégie – où les discussions sont très serrées – qu'il y a le plus de risques de pénurie d'autobus, a souligné M. Lafrance.

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