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Des personnes âgées d’un immeuble de Bridgewater se sentent poussées à la rue

Deux personnes agées parlent devant l'entrée de l'immeuble.

Des résidents de Drumlin Hills discutent à l'extérieur du bâtiment.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Radio-Canada

David George Bryant a 90 ans et ça fait 10 ans qu’il vit dans un appartement de Drumlin Hills à Bridgewater, en Nouvelle-Écosse.

Il a emménagé dans un appartement avec services parce qu’il a du mal à s'occuper de lui. Il lui arrive par exemple de brûler ses repas après les avoir oubliés sur la cuisinière.

La semaine dernière, lui et les autres résidents de l'immeuble ont reçu un avis du nouveau propriétaire de l'immeuble pour dire que les trois repas quotidiens, le ménage hebdomadaire et l'aide du personnel ne seront plus inclus dans leurs baux à compter du 30 novembre.

Le viel homme tient la lettre dans ses mains.

David George Bryant a 90 ans et se sent devant une impasse avec l'annonce de la fin des services offert à son appartement.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Le changement arrive si soudainement, et le changement n'est pas une bonne chose pour bien des aînés, confie David Bryant.

Beaucoup de personnes âgées dans l'immeuble craignent d'être expulsées parce qu'elles ne peuvent pas se débrouiller seules.

Drumlin Hills a été construit il y a plus de 20 ans par Atlantic Baptist Housing. Le bâtiment compte 24 logements avec une aide pour les repas, la lessive et le nettoyage. Il y a aussi 72 logements pour des résidents autonomes.

Le nouveau propriétaire de Drumlin Hills, Rosedale Investments Limited, fait partie de Halifax Harbour Properties et les deux appartiennent à Joseph C. Arab.

Une représentante de Halifax Harbour Properties dit qu'elle a reçu l'ordre de ne pas commenter, même chose pour l'administratrice de Rosedale Investments Limited qui a envoyé les lettres aux locataires.

La lettre indique que le prix du loyer sera réduit, tout comme les services.

Le loyer comprendra désormais une cuisinière et un lave-vaisselle. Les appartements seront convertis avec les nouveaux appareils au fur et à mesure qu'ils deviendront vacants. Soit les locataires seront transférés dans des appartements terminées, soit des travaux seront effectués dans leur appartement actuel, dit la lettre.

Une pancarte blanche avec un soleil qui se couche derrière des montagnes.

Le panneau d'entrée indique que Drumlin Hills est un projet d'Atlantic Baptist Senior Citizens Homes Inc., mais le bâtiment a été acheté cette année par la société privée Rosedale Investments Limited.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

David George Bryant ne croit pas qu'avoir une cuisinière dans l'appartement est sécuritaire pour quelqu’un comme lui avec des pertes de mémoire. Il a l’intention de refuser l'appareil et de se débrouiller seul avec son grille-pain, sa théière et son cuiseur de riz.

Beaucoup de gens inquiets

Un autre couple âgé de 80 ans a parlé à CBC de ses inquiétudes, mais refuse d'être identifié par peur qu'il y ait des répercussions.

Nous avons parlé à quelques personnes qui ont peur d'être chassées parce qu'elles ne peuvent plus subvenir à leurs besoins, dit l’homme.

Nous avons deux locataires qui ont plus de 100 ans. Je ne sais pas comment ils vont s'en sortir, ajoute la femme.

La situation inquiète aussi des familles de résidents. Tanya Wentzell se demande où sa belle-mère pourrait aller vivre. Elle dit qu'avec la crise du logement, il n'y a pas beaucoup d'options.

Pour le moment, son logement n'est équipé que d'un micro-ondes, d'un réfrigérateur et d'un évier. Il faut trouver une solution et nous n'avons pas beaucoup de temps, dit-elle.

Le maire en chemise bleue debout sur le trottoir.

Le maire de Bridgewater, David Mitchell, affirme qu'il est dans l'intérêt des résidents et de la province de maintenir les services dans certains des appartements de Drumlin Hills.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Le maire de Bridgewater, David Mitchell, dont le père a aussi demeuré là, dit qu’il ne peut rien faire parce que le bâtiment est enregistré comme entreprise privée dans une zone résidentielle.

Mais comme la région ne compte qu’un seul autre établissement pour les personnes âgées dans le comté de Lunenburg, il dit que la situation est extrêmement préoccupante.

Je ne sais pas où ces personnes iront ni ce qu'elles feront, dit-il.

La semaine dernière, il a envoyé un courriel à la province pour lui demander d’intervenir.

Mais Khalehla Perrault, une relationniste du ministère des Aînés et des Soins de longue durée, affirme que le bâtiment n'est ni autorisé ni financé par le gouvernement, de sorte que le ministère ne prendra aucune mesure.

Avec les informations de Anam Khan de CBC

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