•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La police pourrait rouvrir une enquête pour agression sexuelle chez les Olympiques

Le logo des Olympiques de Gatineau.

Les faits se seraient déroulés en janvier 2014 et concerneraient quatre joueurs des Olympiques de l’époque (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) pourrait rouvrir une enquête sur des allégations d’agressions sexuelles contre des joueurs des Olympiques de Gatineau, selon le député du Bloc québécois Sébastien Lemire.

Les faits allégués se seraient déroulés dans un hôtel de Québec en janvier 2014 et concerneraient quatre joueurs des Olympiques d'alors.

À l'époque, la police de Québec avait ouvert une enquête à la suite d’une plainte pour agression sexuelle. Celle-ci avait toutefois finalement été abandonnée sans accusations en 2015.

Toutefois, selon M. Lemire, le dossier pourrait être réouvert.

Une version précédente de cet article indiquait que l'enquête allait être réouverte, mais la LHJMQ a finalement indiqué qu'elle n'avait pas de sources primaires qui lui avaient confirmé la réouverture officielle de l'enquête.

Lors de son passage en comité permanent de la Chambre des communes pour étudier l'implication de Hockey Canada dans une affaire d'allégations d'agressions sexuelles commises en 2018, j’ai questionné le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, à propos d’un viol collectif allégué touchant les Olympiques de Gatineau en janvier 2014. Il m’a répondu qu'"une enquête avait déjà eu lieu dans ce dossier. Or, si le Service de police manifeste de l'intérêt pour rouvrir cette enquête, nous allons certainement collaborer à l'enquête", a rapporté le porte-parole du Bloc québécois en matière de sports.

Le député bloquiste a indiqué avoir informé le SPVQ de cette déclaration et avoir reçu, par la suite, un accusé de réception confirmant que les renseignements ont été transmis aux enquêteurs responsables pour analyse.

De passage à Gatineau vendredi, le premier ministre François Legault s'est dit troublé par cette affaire. Là, ça commence à venir à répétition. Il va falloir que les personnes responsables des ligues mettent en place des mesures pour que ça arrête. Moi, je souhaite que toutes les enquêtes soient faites et qu'on aille au bout de tous les dossiers, et s'il vous plaît, les victimes, dénoncez vos agresseurs pour les identifier et les punir.

La police de Québec refuse de confirmer

Par courriel, le SPVQ a expliqué être soucieux de toujours bonifier ses pratiques de façon continue et de placer les victimes au cœur de ses priorités.

Il est important de maintenir la confiance que les victimes ont envers le système judiciaire et de mettre tous les moyens d’enquête en place pour résoudre les dossiers, écrit la police de Québec.

Le SPVQ a toutefois refusé de confirmer la réouverture de l’enquête et précisé que pour des raisons de confidentialité évidentes, il ne peut communiquer d’information concernant spécifiquement ce dossier.

Nous invitons toute présumée victime d’agression sexuelle qui désire porter plainte pour des événements, qu’ils soient contemporains ou non, ou poursuivre une plainte initiée dans le passé, ou toute victime qui n’était pas disposée à le faire à l’époque, de communiquer avec le SPVQ et de ne pas hésiter à porter plainte, ajoute le SPVQ, qui précise que, depuis octobre 2017, un comité de révision de dossiers d’agressions sexuelles (REMAS) a été mis en place et toute demande de révision en la matière est traitée avec rigueur et diligence.

Les personnes qui veulent que leur dossier soit relu et réévalué peuvent faire une demande auprès du service de la police, précise-t-on.

Dans un communiqué diffusé vendredi, la LHJMQ dit avoir pris connaissance de la réouverture d’une enquête policière entourant des événements ayant eu lieu à Québec au début 2014 impliquant des joueurs des Olympiques de Gatineau.

La ligue ajoute qu'elle offrira son entière collaboration au service de police de la Ville de Québec.

Encore très difficile pour la présumée victime

La présumée victime, qui avait porté plainte en compagnie de son père au Service de police de Trois-Rivières à l'époque, indique ne pas avoir été contactée par les policiers.

La Trifluvienne se dit très anxieuse de voir resurgir son histoire. Les événements de 2014 sont encore très difficiles pour elle, l'agression présumée, mais aussi la façon dont elle aurait été reçue par les policiers de Québec.

Je ne me sens pas bien du tout, a-t-elle confié.

Les Olympiques prêts à collaborer

Dans une déclaration écrite, les Olympiques de Gatineau ont, pour leur part, indiqué être au courant que la police pourrait rouvrir l’enquête. Ils ont toutefois précisé ne pas avoir été contactés par la police de Québec pour confirmer cette réouverture du dossier.

Nous allons offrir notre entière collaboration tout au long du processus, a indiqué l’organisation sportive qui a ajouté qu’elle ne commentera pas davantage le dossier afin de respecter les démarches en cours et de ne pas interférer dans le travail des policiers.

Rappelons qu’en 2015, une autre enquête visant les Olympiques avait aussi été menée par le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) à la suite d’une plainte formelle d’action indécente contre six joueurs. Les faits se seraient déroulés au restaurant Boston Pizza, dans le secteur de Hull. Le SPVG n’avait finalement pas déposé d’accusation.

Avec les informations de Charles Lalande et de Carolyne Brochu

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.