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Le Manitoba ordonne la suppression d’un obstacle empêchant le recrutement d’infirmières

Audrey Gordon, ministre de la Santé du Manitoba.

La ministre de la Santé du Manitoba, Audrey Gordon, a publié une ordonnance exécutoire afin d'amener le College of Registered Nurses of Manitoba à supprimer une exigence qui, selon certains, rendait difficile le retour des infirmières formées à l'étranger et travaillant à l'extérieur de la province.

Photo : Radio-Canada / Walther Bernal

Radio-Canada

Selon une ordonnance de la ministre de la Santé de la province, Audrey Gordon, l’évaluation clinique des compétences (ECC) ne sera plus exigée par l’Ordre des infirmiers et infirmières du Manitoba pour les infirmières formées à l’étranger en possession d'un permis pour travailler ailleurs au pays qui souhaitent obtenir le droit d’exercer au Manitoba.

« Je veux faciliter l’obtention des permis d’exercice pour les infirmières au Manitoba. J'estime qu'il est temps d'adopter cette mesure. »

— Une citation de  Audrey Gordon, ministre de la Santé du Manitoba

Jusqu'ici, les infirmières formées à l’étranger, qui avaient un permis d’exercer ailleurs au pays, devaient se soumettre à une évaluation clinique de compétences afin de répondre aux exigences provinciales pour pouvoir exercer au Manitoba.

L'application de cette évaluation varie d'une province à l'autre.

Cette évaluation dure plusieurs jours. La majorité des personnes l'ayant passée ont besoin d’une formation complémentaire pour obtenir le permis d’exercer au Manitoba.

L’ordonnance respectée, mais critiquée

Cette évaluation était critiquée parce qu’elle ralentissait le processus d’installation de beaucoup de personnes dans la province.

Il s'agit de personnes qui sont déjà en règle et qui travaillent ailleurs au Canada. Elles viennent au Manitoba et estiment que le processus est beaucoup trop lent, explique Audrey Gordon.

L’Ordre des infirmiers et infirmières du Manitoba se conformera à l’ordonnance.

La directrice générale du l'Ordre, Katherine Stansfield, n'est cependant pas d'accord avec la ministre, quand elle dit que le collège a enfreint la Loi sur la mobilité de la main-d'œuvre.

Katherine Stansfield est assise à son bureau.

Katherine Stansfield, directrice générale du l’Ordre des infirmiers et infirmières du Manitoba, défend l'utilisation de l'évaluation des compétences cliniques comme moyen d'assurer la sécurité publique.

Photo : Radio-Canada / Jaison Empson

Katherine Stansfield souligne que l'évaluation des compétences cliniques permet à la province de maintenir des normes élevées en matière de soins infirmiers. Elle note que le Manitoba compte près de 100 étudiants infirmiers étrangers de plus en 2021 qu'en 2018.

Nous savons que les infirmières et infirmiers passent avec succès le processus parce que nous avons les chiffres pour le montrer, explique-t-elle. Il s'agit de notre travail pour protéger l'intérêt public. Il y a certains critères que les gens doivent respecter.

Katherine Stansfield estime que le nouvel arrêté provincial n'aura de conséquences directes que sur quelques personnes.

Le Syndicat des infirmières satisfait

La présidente du Syndicat des infirmières du Manitoba (MNU), Darlene Jackson, est heureuse que la province prenne des mesures.

Nous avons demandé au gouvernement d'agir et de nous montrer des moyens concrets de soulager le travail des infirmières et infirmiers, déclare-t-elle. Je pense que cela montre que le gouvernement a entendu notre message.

Audrey Gordon ajoute que le gouvernement fera bientôt part de nouvelles avancées en matière de soutien aux infirmières formées à l’étranger.

Avec les informations d'Ian Froese

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