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Un intérêt marqué pour de petites résidences secondaires à Victoriaville

Richard Picard au travail.

Richard Picard travaille chez Modules Tech Pic-Bois.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Victoriaville a peut-être une partie de la solution pour contrer la pénurie de logements. La Ville permet depuis quelques mois la construction de résidences secondaires sur un terrain résidentiel. L’engouement pour ce type de projet semble maintenant exploser, selon un entrepreneur dont le carnet de commandes est bien rempli.

Le téléphone de Richard Picard ne dérougit pas. Ce dernier construit entre autres des pavillons de bois haut de gamme. On voit que les gens avaient hâte d'avoir accès à un produit comme celui-là.

« C’est comme un retour en arrière. Autrefois, les gens gardaient leurs parents à la maison, mais là, au lieu de rester dans la même maison qu'eux, ils vont pouvoir s'établir dans la cour arrière dans un beau petit pavillon fonctionnel avec chambre et salon. C'est un plus pour la région. »

— Une citation de  Richard Picard, président de Modules Tech Pic-Bois

Beaucoup de citoyens se sont prononcés en faveur de cette idée lors d'une consultation publique l'automne dernier. La Ville se devait donc de la promouvoir, estime le maire, Antoine Tardif. On a un taux d'inoccupation à 0,5 %. On se doit donc de créer des logements, et je pense que c'est une solution intéressante pour un aîné qui veut habiter proche de ses enfants ou pour un jeune qui veut avoir son propre loft en arrière-cour. Bref, on veut être facilitant.

Des clients de M. Picard disent rêver de ce modèle d'habitation depuis longtemps. J’ai 53 ans et je suis déjà grand-maman de deux belles petites-filles. Déjà là, je suis très proche d'elles, je serai donc à même la cour, mentionne Nathalie Bernard.

Lise Poitras se réjouit également de voir le concept prendre racine dans sa communauté. Je suis entièrement d'accord qu'on garde nos aînés avec nous le plus longtemps possible, donc quel est le moyen pour leur donner le maximum d'autonomie? C'est une très bonne idée, mentionne la Victoriavilloise.

Les installations, rappelle Richard Picard, ne sont pas forcément coulées dans le béton. C’est démontable et c'est revendable, alors ça a un bon coût de revient de toute façon, explique-t-il.

Il reste à voir combien de commandes fermes obtiendra l'entrepreneur au cours de prochaines semaines et si d'autres municipalités s'inspireront de ce modèle d'habitation. Cette pratique est aussi autorisée à Granby, mais toujours interdite à Drummondville.

D’après le reportage de Jean-François Dumas

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