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Un premier verger de poires voit le jour en Mauricie

Benoît Magny dans un champ.

Benoît Magny, éleveur de porcs devenu horticulteur, veille sur ses jeunes poiriers qui produiront des fruits dans trois à quatre ans.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Créer un verger de poires à partir d'une cour de recyclage automobile, c'est le défi que s'est lancé un éleveur de porcs de la région. Benoît Magny a fait l'acquisition d'un vaste terrain à Sainte-Geneviève-de-Batiscan, où il a planté, pour l'instant, 200 poiriers. Il espère pouvoir cueillir les fruits de ses plantations dans trois à quatre ans.

L’éleveur de porcs devenu horticulteur voit plus loin. Il souhaite lancer une production d’alcool à base de poires et commercialiser dans quelques années une boisson gazeuse à partir de ses fruits.

C'est de l'essai-erreur pour trouver quelle variété va le mieux s'adapter au sol ici, au climat. Et éventuellement, pour la transformation, précise Benoît Magny qui envisage d’installer la distillerie sur l'emplacement, avec le verger en arrière-plan.

Il y a deux ans, le terrain hébergeait des carcasses d'automobiles. Le sol a donc dû être testé et décontaminé avant que l'horticulteur ne puisse planter ses premiers arbres, à l'automne 2021. L'homme à l'aube de la retraite envisage de délaisser progressivement l'élevage de porcs pour se consacrer entièrement à son verger de poires, avec son fils et avec l’aide de son épouse.

Un pionnier

Benoît Magny est le premier en Mauricie à se consacrer uniquement à la culture de la poire.

C'était une folie de me lancer dans ce projet-là, confie-t-il. Les poiriers sont rares au Québec. Il se retrouve aujourd'hui à la tête de l'unique verger de poiriers de la Mauricie. Son verger de 200 poiriers compte 11 variétés. Son terrain peut accueillir jusqu’à 500 poiriers.

« C'est clairement un gros défi, mais c'est ce qui me motive, c'est ma raison de me lever le matin. »

— Une citation de  Benoît Magny, horticulteur

L’entrepreneur entend offrir à la communauté des produits libres de pesticides. Ses enfants ou d'autres membres de la communauté, dit-il, doivent pouvoir ramasser un fruit sans craindre d'être contaminés. Je veux qu'ils puissent le consommer là sans se casser la tête. Il souhaite ainsi léguer un héritage positif à sa famille.

Quand je décède, même si je possède 10 millions $ dans mon compte, ça ne donne rien. Par contre, si je laisse quelque chose de beau et qui répond à un besoin environnemental, qui est viable, qui génère du plaisir, moi, je pense que je suis gagnant.

Avec les informations de Coralie Laplante

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