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Le 12 août, j’achète un livre québécois : 10 jeunes plumes à découvrir

Illustration dans les tons bleus montrant une femme au milieu de livres.

L'initiative Le 12 août, j'achète un livre québécois a été lancée en 2014.

Photo : Eve Patenaude

Fanny Bourel

Après avoir battu des records l’an dernier, la journée J’achète un livre un québécois est de retour le vendredi 12 août. Depuis plusieurs années déjà, les maisons d'édition québécoises font une belle place à la relève. Voici 10 livres récents – presque tous des premiers ouvrages – à lire pour faire connaissance avec ces nouvelles voix, selon Audrey Martel, copropriétaire de la librairie L’Exèdre, à Trois-Rivières.

Une femme à lunettes et aux cheveux bruns debout dans une librairie, entourée de livres.

La copropriétaire de la libraire L'Exèdre, Audrey Martel

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot


1. Les pénitences, d’Alex Viens 

Couverture de livre dans les tons rouges.

Publié par Le Cheval d'août

Photo : Le Cheval d'août

En troisième position des livres québécois les plus vendus depuis le début de l’année sur le site Leslibraires.ca, qui réunit une centaine de libraires indépendantes, cette fiction, qualifiée de coup de poing littéraire par plusieurs, est sortie au mois de mai. Elle narre les retrouvailles d’une fille avec son père dans un huis clos oppressant qui fera rejaillir la violence des deux côtés et les amener à tester leurs limites. 

➤ L’avis d’Audrey Martel : Le style de ce premier roman est à la fois direct et émouvant. On sent que ce récit puise ses racines dans l'intime.


2. Plessis, de Joël Bégin

La couverture du livre Plessis, de Joël Bégin, dans les tons de vert.

Publié par VLB éditeur

Photo : VLB éditeur

Lauréat du prix Robert-Cliche en mai dernier, ce premier roman a été rédigé par Joël Bégin, professeur de philosophie au cégep. Ce Trifluvien d’adoption l’a imaginé à partir d’un fait historique : la mort, à Schefferville en 1959, du premier ministre Maurice Duplessis, né à Trois-Rivières. Il y a greffé l’enquête menée par un policier, lui aussi trifluvien, sur les circonstances de cette mort. 

➤ L’avis d’Audrey Martel : L’auteur réinvente le roman historique avec son écriture rythmée, inventive et amusante. C’est un roman drôle et intelligent, mais pas prétentieux. 


3. À la maison, de Myriam Vincent

La couverture du livre À la maison, de Myriam Vincent.

Publié par la maison d'édition Poètes de brousse

Photo : Poètes de brousse

Après Furie, en 2020, Myriam Vincent continue dans la voie de la littérature de genre tout en adoptant un propos social, sur la maternité cette fois. Dans son deuxième roman, elle utilise le thème de la maison hantée pour aborder les transformations vécues par une femme enceinte qui vient d’acheter une résidence avec son conjoint, une maison à la blancheur angoissante dans laquelle se produisent des phénomènes surnaturels.

➤ L’avis d’Audrey Martel : Son écriture est accrocheuse et elle sait créer une vraie tension dans ses récits.


4. Une femme extraordinaire, de Catherine Ethier

Couverture de livre montrant un dessin de femme au ventre ouvert

Publié par les éditions Stanké

Photo : Facebook/Stanké

Pour sa première incursion en littérature, la chroniqueuse radio Catherine Ethier s’adonne à l’autofiction avec un personnage de personnalité médiatique trentenaire qui lui ressemble beaucoup, pétrie de doutes et dont le mal-être se traduit, parfois, par des idées suicidaires. 

➤ L’avis d’Audrey Martel : On y retrouve le verbe unique de Catherine Ethier. C’est intelligent, touchant et profond, et rempli d’images fortes. Les fans de la chroniqueuse radio vont capoter; ils vont entendre sa voix dans leur tête en la lisant.


5. Confessions d’une femme normale, d’Éloïse Marseille

La couverture du livre Confessions d'une femme normale d'Éloise Marseille.

Publié par les éditions Pow Pow

Photo : Facebook/Éditions Pow Pow

Premières expériences sexuelles, questionnements sur son corps, masturbation, honte ressentie concernant la sexualité… Dans cette bande dessinée romanesque, Éloïse Marseille part de sa propre expérience pour défaire les tabous entourant la sexualité.

➤ L’avis d’Audrey Martel : On sent que l’autrice comprend vraiment la mécanique de la bande dessinée avec un scénario qui est dynamique et une palette de couleurs amusante. Son propos accessible en fait une excellente BD d’apprentissage pour les jeunes adultes.


6. Le cigare au bord des lèvres, d’Akim Gagnon

L’auteur se met à nu et montre ses vulnérabilités dans ce roman, dont le personnage s'appelle Akim, comme lui, et souhaite publier un livre sur sa vie. Son quotidien est marqué par un chagrin d’amour, l’alcool et la drogue, mais Akim Gagnon le raconte avec beaucoup d’autodérision. 

➤ L’avis d’Audrey Martel : Son écriture est captivante et efficace. Elle reste imagée sans avoir recours à des fioritures. On rit beaucoup en lisant Le cigare au bord des lèvres. Après trois pages, j’avais déjà éclaté de rire trois fois! Et le personnage est attachant; on a envie de prendre Akim dans nos bras et de lui dire : "Va te faire soigner".


7. Au pays du désespoir tranquille, de Marie-Pierre Duval 

Une couverture de livre dans les tons roses montre un visage de femme et des sapins.

Plublié aux Éditions Stanké

Photo : Facebook/Stanké

Direction le milieu de la télévision avec ce roman qui suit Marie, une recherchiste et mère d’un enfant. Derrière sa réussite apparente, elle lutte pour trouver son équilibre entre charge mentale et conciliation travail-famille. Tomber dans l’épuisement professionnel la pousse à une remise en question.

➤ L’avis d’Audrey Martel : Son propos est porté d’une manière originale et sa plume est aussi accrocheuse que rythmée. On n'a qu’une envie : le lire d’une traite! C’est une bonne lecture de vacances.


8. Mélasse de fantaisie, de Francis Ouellette 

Photographie en noir et blanc d'un homme assis sur un sofa avec une couronne sur la tête.

Publié aux éditions La Mèche

Photo : Facebook/La Mèche

Pour rédiger ce livre, Francis Ouellette s’est replongé dans les souvenirs de son enfance montréalaise dans le Centre-Sud, à la fin des années 1970. Il fait revivre ce quartier défavorisé et peuplé de personnages comme le saxophoniste Lil’ Mike ou le robineux Frigo. 

➤ L’avis d’Audrey Martel : Ce premier roman est habité de personnages mal-aimés, démunis, mais colorés, profonds et attachants. Il n’est pas sans rappeler La trilogie de La Bête, de David Goudreault.


9. Jardin radio, de Charlotte Biron 

La page couverture du roman Jardin radio est rose et comprend le titre de l'œuvre et le nom de l'autrice.

Publié aux éditions Le Quartanier

Photo : Le Quartanier

Dès le début de son combat contre un cancer de la mâchoire, en 2014, Charlotte Biron, qui avait 24 ans à l’époque, s’est mise à écrire. Ces notes sont devenues le récit autobiographique Jardin radio, dans lequel elle évoque le réconfort que lui a apporté la radio sur son chemin vers la convalescence. 

➤ L’avis d’Audrey Martel : Charlotte Biron écrit très bien et son livre parle de la maladie avec originalité et résilience.


10. Que ceux qui m’aiment me sauvent, d’Alexandre Dostie

Couverture de livre montrant une illustration de cheval qui tombe

Publié aux éditions de Ta Mère

Photo : Les éditions de Ta Mère

On est moins habitué à entendre les hommes témoigner de leur vie intérieure. Dans son deuxième recueil, le poète Alexandre Dostie, qui est également cinéaste, témoigne de ses émotions, et même de sa détresse, dans ses poèmes ancrés dans la vie en région.

➤ L’avis d’Audrey Martel : Sa poésie super accessible est brutale; ça fait mal, mais elle est vraiment touchante.

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