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Le gouvernement exige 42 000 $ à une citoyenne pour l’émission d'un permis de travaux

Une dame debout devant un lac

«J'ai créé un milieu humide. Maintenant, que je l'ai créé, ils se l'approprient, déclare la citoyenne Jacqueline Charette

Photo : Radio-Canada / Jonathan Roberge

Une citoyenne de Saint-Étienne-des-Grès souhaite retirer un amoncellement de sable qui obstrue l'arrivée d'eau de son lac artificiel. Pour obtenir la simple permission de creuser et mieux drainer l'eau, elle doit payer près de 42 000 $ au ministère de l'Environnement pour compenser l'atteinte aux milieux humides. C'est sans compter le coût des travaux qui seront manifestement complexes.

Le sable, provenant de la prise d'eau, s'infiltre graduellement dans ses tuyaux et se fraie un chemin jusqu'au lac dont la profondeur diminue d'année en année.

Quand on l'a creusé, il y avait presque 15 pieds d'eau partout, et là, les hérons marchent dessus.

Elle souhaite éviter l'obstruction complète qui pourrait mener à l'assèchement du lac.

La dame du ministère a dit que si ça finit par être un marécage, c'est que la nature a suivi son cours.

Ça prend une grosse pelle mécanique à l'huile végétale et un sceau qui va être à côté du lac. À chaque fois que la pépine va sortir la pelle du lac, il faut qu'elle rince dans le sceau pour ne pas contaminer le lac ou ma terre.

Un milieux humide

La citoyenne veut éviter l'obstruction complète du lac. Ce qui pourrait mener à son assèchement

Photo : Radio-Canada / Jonathan Roberge

On y retrouve quelques canards et d'autres oiseaux. Jacqueline Charette, dit qu'il n'y a plus de poissons dans ce lac et que Québec fait du zèle.

Les grenouilles ! C'est tout ce qu'il y a dans le lac, les grenouilles...

Le ministère lui réclame 41 865 $ avant samedi, sans quoi son permis ne sera pas livré.

Il y a maintenant près de 20 ans que Jacqueline Charette vit au bord de ce lac creusé par son défunt mari. En choisissant de convertir un terrain vaste en havre de paix, ils acceptaient aussi de se plier aux règles strictes du ministère de l'Environnement.

Il n'y avait rien ! J'ai créé un milieu humide. Maintenant, que je l'ai créé, ils se l'approprient. Ils ont fini par me dire que ça va être considéré comme un lac privé, mais il faut que j'aie leur permission. Je n'ai même pas le droit de couper les quenouilles pour avoir une vue sur le lac alors que je suis dans ma cour !

Le député de Maskinongé Simon Allaire dit être à la recherche d'une solution pour régler le dossier à la satisfaction de tous.

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