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Bagarre à Stoneham : l’avocat des policiers impliqués dément la version de la victime

La façade d'un bâtiment.

Le quartier général du Service de police de Saguenay est situé dans le secteur Arvida.

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

Radio-Canada

L'avocat chargé de la défense des policiers impliqués dans la bagarre survenue au Camping Stoneham, Me Jean-Marc Fradette, dit ne pas être surpris qu’aucune accusation n’ait été portée contre les agents. Il soutient que la version de la présumée victime est erronée.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a décidé de ne pas porter d’accusation contre les policiers impliqués dans une fête qui a dégénéré le 21 août 2021. Le DPCP a pris cette décision au terme d’une enquête qui a duré près d’un an.

L’homme qui affirme avoir été tabassé par des fêtards lors des événements a déploré mercredi qu’aucune accusation n’ait été portée et estime que la situation aurait été différente si des civils avaient été impliqués. Les propriétaires du Camping Stoneham se sont aussi dits déçus.

Me Jean-Marc Fradette a affirmé ne pas être surpris par la décision du DPCP, en entrevue au Téléjournal Saguenay-Lac-Saint-Jean, jeudi, alors que les procureurs de Québec et les enquêteurs de Montréal qui se sont penchés sur les événements avaient en main l’ensemble des faits.

« Je prends la parole pour dire : il y a deux versions, mais la police et la Couronne avaient les deux versions, alors que les plaignants donnent une seule version. Et c’est la leur, la version de quelqu’un qui n’était pas, à mon avis, en parfait état pour être crédible. »

— Une citation de  Me Jean-Marc Fradette, avocat chargé de la défense des policiers

Deux agents du Service de police de Saguenay (SPS) avaient été impliqués dans les événements, ainsi que des agents d'autres corps policiers.

Me Fradette a démenti la version de la victime et soutient que l’individu blessé était la seule personne en état d’ébriété lors de la fête qui a dégénéré.

L’histoire qui est rapportée par le plaignant, anonymement, ce n’est pas la vérité, et les procureurs de la Couronne et les enquêteurs du BEI [Bureau des enquêtes indépendantes], eux autres, avaient l’ensemble des preuves. C’est que l’individu impliqué était ivre et c’était la seule personne ivre, a-t-il soutenu.

Camping.

Le Camping Stoneham, près de Québec

Photo : Radio-Canada

Les policiers ont tenté de maîtriser l'homme, selon Me Fradette

Il affirme que les policiers n’ont pas voulu blesser l’homme et qu’ils ont simplement tenté de le maîtriser, après que l’individu eut tenté de frapper un premier policier.

Quand quelqu’un est hors de lui, hors contrôle, ce qu’on doit faire, si on ne veut pas le frapper, c’est se mettre à plusieurs et l’immobiliser, afin qu’il ne frappe pas les autres personnes. Alors, c’est la raison pour laquelle il est possible dans l’altercation qu’il ait été blessé, a-t-il affirmé.

Il soutient que les policiers ne sont ainsi pas responsables des blessures, qui sont selon lui des conséquences de l’intervention. On a affaire à des policiers expérimentés qui ne voulaient certainement pas se battre, surtout pas frapper l’individu, mais ne voulaient pas se faire frapper non plus , a ajouté Me Fradette.

Rappelons que le SPS a refusé de commenter la décision mercredi, mais que des mesures pourraient être prises contre les policiers concernés si le corps de police estime qu’un manquement au code de discipline est survenu.

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