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Le Pavillon canadien-français célèbre son retour en danse et en histoire à Folklorama

Des danseurs dansent en claquettes.

Le Pavillon français-canadien présente un spectacle créé spécialement pour Folklorama.

Photo : Radio-Canada / Mathilde Gautier

Le retour en présentiel au Foklorama pour le Pavillon canadien-français, au Centre culturel franco-manitobain (CCFM), est un succès qui comptabilise 500 visiteurs en moyenne par soir, un chiffre équivalent aux saisons pré-pandémiques.

On peut expliquer cette équivalence par le fait que les gens ont vraiment besoin de se retrouver. Et ils sont vraiment très heureux de retrouver le Pavillon canadien-français, explique la directrice marketing et communication du CCFM, Sassandra Bergounioux.

Le succès peut aussi s’expliquer parce qu'on a moins de pavillons à Folklorama que la normale. On a à peu près 24 pavillons sur une cinquantaine d'habitude. Donc les gens aussi se concentrent sur les pavillons présents cette année, poursuit Sassandra Bergounioux.

Un retour qui fait aussi le bonheur des organisateurs, orphelins de l'événement pendant de nombreux mois.

« Sans Folklorama, on s’est sentis un peu perdus ces quelques dernières années. On est de retour et ça fait vraiment du bien.  »

— Une citation de  Julie Desrochers, coordonatrice du Pavillon canadien-français

Des activités diverses au service de l'Histoire

Le Pavillon canadien-français propose un souper traditionnel canadien composé de soupe aux pois, de tourtière et de tartelettes au sucre ou au sirop d’érable.

Dans la salle Jean Paul Aubry, un spectacle a été créé uniquement pour le Pavillon canadien-français par l’Ensemble folklorique de la Rivière-Rouge.

Des danseurs dansent en claquettes.

Le Pavillon français-canadien présente un spectacle créé spécialement pour Folklorama.

Photo : Radio-Canada / Mathilde Gautier

Notre spectacle cette année a un thème de party de cuisine canadien-français. Des danses, du chant et des danses qui impliquent le public. Il faut s’attendre à taper des mains, à monter sur la scène pour danser, il y a aussi un bonhomme gigueur impliqué. C'est vraiment le fun, c'est interactif, explique Julie Desrochers, coordinatrice du Pavillon pour la première fois cette année.

« Le Pavillon canadien-français, c’est comme notre petit Festival [du voyageur] mais en été.  »

— Une citation de  Julie Desrochers, coordinatrice du Pavillon canadien-français
Jeune femme souriant.

Julie Desrochers est coordinatrice pour le Pavillon canadien-français.

Photo : Radio-Canada / Mathilde Gautier

La galerie principale du CCFM offre des activités culturelles, artistiques et historiques.

La Belle Boutique Blanche du Musée de Saint-Boniface est présente pour proposer aux visiteurs des souvenirs comme des sucreries à base de sirop d’érable, des ceintures fléchées ou des bonshommes gigueurs.

Des représentants de La Compagnie de La Vérendrye en habits d’époque relatent un pan de l’histoire des Canadiens français en route vers l’ouest.

La compagnie de La Vérendrye sert à reconstituer l’époque de La Vérendrye dans les années 1700. On avait la tâche de trouver la mer de l’Ouest. On est partie vers le Pacifique à la recherche de cette mer en demandant l’appui des différentes tribus autochtones en chemin. Ils nous ont permis de faire ce voyage-là, relate Tristan Fréchette, bénévole pour l’occasion.

Homme habillé comme un soldat de la Compagnie de la Vérendrye qui sourit.

Tristan Fréchette incarne un soldat de la Nouvelle-France au Pavillon canadien-français.

Photo : Radio-Canada / Mathilde Gautier

On avait besoin d’aide des Autochtones pour survivre. On était des soldats venant de la France et on devait s’adapter aux hivers canadiens. Ce n’était pas la même chose qu’en France, poursuit Tristan Fréchette.

Pour lui, il est important de se souvenir de l’histoire, notamment pour les jeunes générations. C’est une question de rappeler à la jeunesse leurs racines et d'où ils viennent, de l’impact que La Compagnie de La Vérendrye et que les explorateurs ont eu sur le territoire canadien et sur la culture franco-manitobaine.

Des cultures réunies autour d’une langue commune

Julie Desrochers, coordinatrice du Pavillon canadien-français, s’identifie d’abord comme appartenant à la culture franco-manitobaine, car elle a grandi dans cette culture. Pour moi, je suis franco-manitobaine, alors moi, j'associe ça comme la ceinture fléchée, à la gigue et à la danse. Ça a été une partie de ma vie depuis que j'étais petite.

Il s’avère que la question de la culture francophone au Canada reste encore à définir. On est le Pavillon canadien-français et non pas le Pavillon franco-manitobain. Chaque année, on essaye donc toujours d'impliquer nos communautés francophones et d'impliquer plus de différentes cultures francophones ou françaises, explique Julie Desrochers.

La festivalière Rachelle Rocque, originaire de l’Alberta, confie qu’elle s’identifie surtout à la langue française.

Ce que j'aime, c'est qu'au moins on peut s'identifier comme sous la tutelle d'une langue. Mais on peut venir de différentes régions urbaines ou rurales. Donc ce que j'aime, c'est qu'on arrive à se comprendre.

Femme souriant dans une salle de spectacle.

Rachelle Rocque a choisi de passer sa soirée au Pavillon canadien-français pour profiter du spectacle de claquettes et de la tourtière.

Photo : Radio-Canada / Mathilde Gautier

Une question qui touche d’autant plus Rachelle Rocque qu’elle a réalisé que ses frères et sœurs étaient les seuls petits enfants du côté de sa grand-mère à parler encore le français. On est les seuls petits-enfants de ma grand-mère qui parlons le français maintenant. Donc pour moi, c'est très important de garder la langue.

Le Pavillon canadien-français est ouvert de 17 h 30 à 23 h au CCFM jusqu’au 13 août.

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