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Soutenue par les siens, une basketteuse de Gatineau atteint la NCAA

Une basketteuse pose avec un ballon.

Sauda Issa Ntaconayigize, 20 ans, s'est engagée avec le Collège Lafayette en novembre dernier. Elle tenait à trouver son futur programme le plus rapidement possible.

Photo : Radio-Canada / Charles Lalande

Un proverbe bien connu dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant. L’expression se prête très bien à la basketteuse Sauda Issa Ntaconayigize, 20 ans, qui pourrait difficilement être mieux entourée.

Mes parents m’ont toujours soutenu dans tout ce que je fais. Assez tôt, ils m’ont inscrit dans les sports et c’est grâce à eux que je peux jouer au basket. Mes entraîneurs m’ont aussi formée en tant que joueuse, mais aussi en tant que personne, raconte celle qui a passé les trois dernières années avec les Cavaliers du Collège Champlain de Saint-Lambert, une institution anglophone située sur la rive-sud de Montréal.

Sauda Issa Ntaconayigize reçoit sa plaque de la part de deux hommes.

Sauda Issa Ntaconayigize a remporté le titre de joueuse la plus utile du championnat provincial la saison dernière (archives).

Photo : tirée de Facebook/Champlain Cavaliers

Pour ses parents, il a toujours été naturel de s’impliquer activement dans le développement sportif de leur fille.

Sa mère, Shakila Ntaconayigize, l’admet : initialement, elle n’était pas fervente du basketball. Avec les années, elle l’est devenue! On l’a toujours accompagnée. J’ai même dormi dans les classes au secondaire [pendant les tournois]. Il fallait un parent, et c’était moi, dit-elle en souriant.

Son père, Issa Nzoyihera, trouvait cela important qu’elle soit active. Il reconnaît d’ailleurs tout l’encadrement dont elle a pu bénéficier.

Pour se rendre où elle est présentement, elle a eu du soutien de la famille et de ses coachs. Beaucoup de gens étaient et sont toujours derrière elle. On aimerait les remercier du fond du cœur.

Une joueuse de basketball pose avec ses parents.

Les parents de Sauda Issa Ntaconayigize ont toujours voulu que leur fille soit active, mais il leur a fallu du temps avant de réaliser le potentiel de leur fille.

Photo : Radio-Canada / Charles Lalande

Malgré les années et les distances, Sauda Issa Ntaconayigize demeure en contact avec ses anciens entraîneurs qui ont contribué à son développement à l’adolescence.

Gilles Lemay l’a dirigée pendant six ans. Lors des cinq saisons à l’école secondaire de l’Île, elle a mené son équipe à la conquête de trois titres provinciaux, chose que l’établissement scolaire n’avait jamais accompli auparavant.

Sauda, c’est une personne exceptionnelle. Elle a une très bonne écoute et elle absorbe facilement les consignes. Pour un entraîneur, c’est très facile de la faire progresser, vante M. Lemay, qui est devenu un ami de la famille.

Marie-Audrey Leblanc a quant à elle dirigé la Gatinoise au niveau civil. Depuis, elle continue de suivre son cheminement sportif. J’ai été voir des matchs à Longueuil. Je suis très heureuse de la voir poursuivre son rêve. Il y a quelques années, je lui demandais quel était son rêve et elle me répondait qu’elle voulait jouer aux États-Unis.

Cinq personnes posent sur un terrain de basketball.

Sauda Issa Ntaconayigize (au centre), entourée de ses parents et de ses anciens entraîneurs.

Photo : Radio-Canada / Charles Lalande

Une saison exceptionnelle

Sauda Issa Ntaconayigize aurait difficilement pu mieux conclure sa carrière collégiale. Elle a été nommée joueuse par excellence du championnat provincial avant de recevoir la même distinction à l’échelle nationale.

Je me suis préparée pour réaliser ces objectifs, mais c’est toujours une surprise de voir tout ce que j’ai gagné, explique-t-elle en toute humilité.

En plus de briller sur le court, la Gatinoise de 20 ans se démarque également sur les bancs d’école. Elle a aussi reçu diverses distinctions académiques.

J’ai obtenu la meilleure moyenne de mon équipe, et j’ai été nommé sur l’équipe académique all canadian. Pour moi, l’école est tout aussi importante que le basketball.

La joueuse de basketball reçoit son trophée.

La basketteuse de 20 ans commencera sa carrière universitaire à Lafayette College, en Pennsylvanie, dans quelques semaines (archives).

Photo : tirée de Facebook/Champlain Cavaliers

L’étudiante-athlète explique que cette mentalité cadre bien avec le Collège Lafayette, qui mise d’abord et avant tout sur les résultats scolaires.

La principale intéressée a hâte d’entamer sa nouvelle vie la semaine prochaine, bien qu’elle soit un peu nerveuse. Cet été, elle a passé plus d’un mois afin de se familiariser avec le campus et le personnel d’encadrement.

Sauda Issa Ntaconayigize entourée d'une joueuse rivale et d'une femme.

Que ce soit au RSEQ ou à l'échelle canadienne, Sauda Issa Ntaconayigize a reçu plusieurs distinctions la saison dernière (archives).

Photo : tirée de Facebook/Champlain Cavaliers

Ses parents s’étaient habitués à son absence, mais étaient rassurés qu’elle soit à environ deux heures de route du domicile familial. Cette fois, elle sera à plus de 600 kilomètres.

Ce n’est pas évident de la voir partir, mais avec la technologie, on pourra se parler par vidéo régulièrement, relativise son père.

C’est toujours difficile pour une mère. Ç’a été difficile de la voir partir à Montréal et c’est encore difficile de la voir partir aux États-Unis. On comprend que c’est ce qu’elle veut faire et on la soutient là-dedans, poursuit sa mère.

Que ce soit à Gatineau, à Montréal ou en Pennsylvanie, Sauda Issa Ntaconayigize sait qu’elle pourra compter sur le soutien inconditionnel de son village.

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