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Matiu en vedette au Festival international Présence autochtone

Le festival Présence autochtone, présenté jusqu’au 18 août à la Place des festivals, se poursuit jeudi soir.

Le chanteur Matiu, de profil, casquette sur la tête et micro à la main, chante au studio 12 de la Maison de Radio-Canada.

L'auteur-compositeur-interprète Matiu (Matthew Vachon)

Photo : Radio-Canada / Patrick André Perron

Radio-Canada

L’auteur-compositeur-interprète de Uashat mak Mani-Utenam sur la Côte-Nord, Matiu (de son vrai nom Matthew Vachon), sera en spectacle le 13 août à l’occasion du 32e Festival international Présence autochtone.

Après Petikat, son premier album lancé en 2018, Matiu sortira un nouvel opus cet automne. Celui-ci sera très introspectif, ayant été écrit pendant la pandémie. Le gars s’ennuyait pas mal. Il était tanné d’être encabané. C’est ma vie et mon vécu, explique-t-il.

Le premier extrait, Tipatshimushtunan (Racontez-nous), est sorti début juillet, accompagné d’un vidéoclip comprenant le touchant témoignage de Manishan Kapesh, une survivante des pensionnats autochtones.

Matiu n’était pas présent lorsque son témoignage a été enregistré; il l’a regardé plus tard. C’était très généreux de sa part de s’ouvrir ainsi. C’est une histoire bouleversante, dit-il.

Il ajoute que la partie en innu dans Tipatshimushtunan raconte l’histoire d’un jeune homme qui tourne en rond dans la communauté : Il ne sait pas quel est son potentiel, car il ne voit rien d’autre que le village. J’ai voulu montrer le résultat de l’histoire des pensionnats. Quand je chante, ce n’est pas la personne qui a vécu ça, mais un parent, un grand-parent.

En collaboration avec Louis-Jean Cormier

Matiu a écrit les paroles et la musique de son nouvel album, et c’est Louis-Jean Cormier qui l’a réalisé. L’enregistrement a eu lieu dans le studio de ce dernier à Montréal. C’est une idée de mon ami et gérant qui trouvait intéressant qu’on travaille avec lui, car il vient aussi de la Côte-Nord. Ça a très bien marché, je suis très fier du résultat, raconte Matiu.

Dans ce nouvel album, plusieurs styles de musique se côtoient, tant le rock que le folk et même le punk. C’était voulu de la part de Matiu, pour que l’on sente toutes ses influences. Quand j’ai commencé à faire de la musique, il fallait que je me trouve une étiquette. Je disais à la blague que je faisais du folk bipolaire, car ça me donnait la chance d’aller d’un extrême à l’autre sans avoir à me justifier, précise-t-il.

Si Matiu chante en innu et en français, il écrit aussi dans les deux langues sans distinction. Il chante même en anglais : C’est toujours les accords de guitare qui vont m’inspirer. C’est dans le feeling, je ne sais pas comment l’expliquer. Ce n’est jamais décidé d’avance.

Il ajoute que ses paroles ont un sens différent selon la langue dans laquelle il chante. Ça vient avec l’inspiration.

Présence autochtone se déroule jusqu’au 18 août

Le festival Présence autochtone, présenté jusqu’au 18 août à la place des Festivals, se poursuit ce jeudi soir avec la présentation du grand concert annuel de l'organisme Musique nomade. On pourra y voir et entendre Matiu (qui ne sera pas sur place), Q052, Sensei H, Naya Ali, Native Mafia Family, Brown Family, Buffalo Hat Singers, Mikon Niquay Ottawa, Scott-Pien Picard, Willows et Soleil Launière.

Outre les différents spectacles dont ceux de Mack MacKenzie et Matiu (13 août), le festival met en valeur une variété d’artistes de différents domaines comme la musique, le cinéma, les arts visuels et les arts vivants.

Ce texte a été écrit à partir de l’entrevue réalisée par Stéphanie Gagnon, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18. Les propos ont pu être édités à des fins de clarté et de concision.

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