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Deux ans après avoir accueilli sa première sage-femme, Fort McMurray en demande davantage

Caitlin Downie a accouché à domicile avec l'aide d'une sage-femme qui coupe le cordon ombilical.

Caitlin Downie a opté pour un accouchement dans l'eau à domicile. Cela n'aurait pas été possible sans l'aide d'une sage-femme.

Photo : Fournie par Caitlin Downie

Radio-Canada

À Fort McMurray, en Alberta, la demande en sages-femmes augmente à mesure que les habitants se familiarisent avec les services de cette profession d’assistance médicale qui s'y est implantée il y a deux ans.

Debbie Mpofu est devenue, en 2020, la première sage-femme à exercer ce métier à Fort McMurray. Depuis, quatre nouvelles praticiennes ont rejoint la communauté, mais elles peinent à répondre à la demande.

L’une d’entre elles, Maddie Amyotte, reçoit des appels tous les jours pour lui demander si elle est disposée à accueillir davantage de patientes.

Quarante familles figurent actuellement sur la liste d’attente pour les services de sage-femme, explique-t-elle.

Mère d'un bébé de 8 mois, Caitlin Downie mentionne l’avantage de recourir aux services d’une sage-femme par rapport, par exemple, à ceux d’une gynécologue-obstétricienne, notamment en ce qui a trait aux temps d’attente et au temps consacré à une patiente.

Elle pense qu'une sage-femme serait plus disposée à passer davantage de temps à parler de santé maternelle et d'accouchement, et à aider à prendre une décision plus autonome concernant [la] grossesse et l’accouchement.

Les sages-femmes ont la cote

En Alberta, de plus en plus de femmes se tournent vers les sages-femmes, comme l'explique Chelsea Miklos, présidente de leur syndicat.

Selon cette association provinciale, 10,6 % des naissances survenues en 2021 ont été assistées par ces accoucheuses professionnelles.

Chelsea Miklos précise que, depuis que la profession a été réglementée en Alberta, en 1998, et surtout depuis que la province a commencé à financer la pratique, en 2009, il y a eu une augmentation constante du nombre de personnes ayant accès aux soins.

Une fois que les gens ont accès aux services, le nombre de personnes qui souhaitent ce service augmente simplement parce qu'elles savent qu'elles y ont réellement accès, explique-t-elle.

Maddie Amyotte, sage-femme à Fort McMurray.
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Maddie Amyotte fait partie des cinq seules sages-femmes exerçant à Fort McMurray. Elle a décidé de se rendre chaque mois dans une communauté environnante pour offrir des soins à domicile.

Photo : Radio-Canada / Jamie Malbeuf/CBC

Maddie Amyotte, une sage-femme de Fort McMurray, attribue en partie la popularité de la pratique au bouche-à-oreille, notant à ce propos que lorsque l’on demande à des femmes la raison pour laquelle elles ont recours aux services d’une sage-femme, la première réponse qu’elles donnent est qu’elles en ont entendu des témoignages positifs dans leur entourage.

Maddie Amyotte avance une autre hypothèse pour expliquer l’attractivité des services de sage-femme à Fort McMurray : des familles pourraient être insatisfaites de la qualité des soins prénataux offerts par les médecins.

La présidente de l’Association des sages-femmes de l’Alberta, Chelsea Miklos, note par ailleurs que les listes d'attente pourraient encore s’allonger, car, selon elle, il y a environ 2200 Albertaines qui ont demandé l'accès aux soins d'une sage-femme, mais qui n'ont pas pu l'obtenir pour diverses raisons, dont une trop grande demande, d’une part, et l'absence de sages-femmes dans certaines communautés, d’autre part.

Pour remédier à la situation, Maddie Amyotte se rendra chaque mois dans des communautés proches de Fort McMurray, notamment dans le hameau de Janvier, et à Fort McKay, pour prodiguer des soins à domicile.

Elle souligne l’importance de faire ces tournées dans les localités environnantes, d’autant plus qu'il serait de plus en plus difficile de recruter et de retenir de nouvelles sages-femmes dans la région.

Avec les informations de Jamie Malbeuf

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