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Le Parti vert de la C.-B. veut en savoir plus sur les services de Telus Santé

Les bras d'un médecin et de sa patiente discutant, assis à un bureau.

Le Parti vert craint la création d'un système de santé à deux vitesses.

Photo : iStock

Le Parti vert de la Colombie-Britannique exhorte le ministère de la Santé à rendre public un rapport concernant les soins de santé offerts par Telus Santé, craignant la création d’un système de santé à deux vitesses.

La cheffe du parti, Sonia Furstenau, assure qu’un rapport est entre les mains du ministre de la Santé, Adrian Dix, depuis le 30 juin, mais que celui-ci ne l’a toujours pas rendu public et qu’aucune information à ce sujet n’est disponible.

La question pour le ministre, la question dont on veut connaître a réponse est : est-ce que [les services de Telus Santé] contreviennent à notre système universel de santé?, dit-elle.

Telus Santé se présente comme un système de soins de santé privé, appartement à l’entreprise Telus, qui prodigue une panoplie de soins de santé mentale, de santé générale et de pharmacie avec des consultations auprès de médecins, autant virtuellement qu’en personne.

La cheffe du Parti vert, Sonia Furstenau, quitte un événement médiatique lors d'un arrêt de campagne à West Vancouver, en Colombie-Britannique, le mardi 20 octobre 2020.

La cheffe du Parti vert de la Colombie-Britannique déplore qu'elle n'ait pas été en mesure de voir les conclusions d'un rapport sur les soins de santé offerts par Telus Santé.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Sonia Furstenau déplore que, en raison de la crise actuelle du manque de médecins de famille dans la province, des gens doivent se tourner vers un système privé et payant pour obtenir des soins de santé qui, autrement, seraient gratuits dans le système de santé.

J'en déduis qu’on a de grands problèmes et qu’on a besoin d’un ministre qui prend des mesures urgentes pour trouver des solutions à ce problème, soutient Sonia Furstenau.

La cheffe du parti vert souhaite surtout savoir si les pratiques de Telus Santé vont à l'encontre des lois en matière de services de santé privés et de protection du système de santé universel au pays.

Dans un courriel, le ministère de la Santé indique avoir demandé à la Commission des services médicaux d’enquêter sur Telus Santé et son modèle de services, afin de confirmer qu’il n’est pas possible de payer pour éviter une file d’attente, ce qui est illégal, selon la loi fédérale.

La Commission des services médicaux continue sa révision. Le public sera informé si des mesures sont prises, assure le Ministère, qui n'a toutefois pas confirmé si le rapport allait être rendu public ni à quel moment.

Miser sur la prévention

De son côté, la vice-présidente des cliniques Telus Santé, Sonya Lockyer, assure que l’entreprise n’essaie absolument pas de créer un système de santé à deux vitesses ou un système dans lequel les patients ont à payer.

Au contraire, nous voulons mettre de l’avant plus de services payés par les employeurs dans le système de santé canadien, afin d'aider le système de santé public à s'assurer que les gens soient en bonne santé et n'aient pas besoin d'aller dans les hôpitaux, explique-t-elle.

« Notre but est de retirer les gens du système de soins de santé et non d’entrer en compétition avec lui. »

— Une citation de  Sonya Lockyer, vice-présidente des centres de soins de Telus Santé

Sonya Lockyer précise d’ailleurs que plusieurs consultations sont gratuites pour l’ensemble du public et que le service payant s’adresse principalement aux employeurs qui assument ainsi les coûts pour leurs employés.

Par exemple, nous prodiguerons des soins avec des médecins qui sont associés directement aux gens qui travaillent sur le site d’une mine, là où l'accès à des soins ne serait pas possible dans le contexte, précise Sonya Lockyer.

Selon elle, environ 50 % des patients qui consultent le système de santé de Telus ont également un médecin de famille, mais le font pour obtenir une évaluation très large de leur état de santé, qui peut se conclure par des recommandations pour faire plus de yoga ou réduire leur consommation d’alcool.

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