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La « campagne électorale » d’Alex Boissonneault

Le nouvel animateur de Première heure entre en ondes lundi.

Portrait d'Alex Boissonneault.

Après six ans comme courriériste parlementaire, le journaliste Alex Boissonneault s'installera au micro de «Première heure» à partir du lundi 15 août 2022.

Photo : Radio-Canada / Steve Breton

Au moment où les politiciens de la province affûtent leurs discours en vue de la prochaine campagne électorale, le nouvel animateur de Première heure Alex Boissonneault, lui-même un habitué des caravanes politiques, amorce une autre sorte de campagne. À partir de lundi, l’ancien courriériste parlementaire s'installera au micro de la matinale la plus écoutée à Québec et briguera la confiance des auditeurs.

Je vais être sur l’affiche moi aussi! Je vais avoir ma tête sur la pancarte! lance en riant un Alex Boissonneault fébrile, à l’approche du jour J.

Le hasard veut que son arrivée au micro du 106,3 coïncide avec cette période marquante dans la vie démocratique du Québec. S’il retombe en quelque sorte dans ses pantoufles, le journaliste de 43 ans le fera dans un nouveau rôle et entouré d’une nouvelle équipe… du moins pour lui.

Les chroniqueurs Marc-André Boivin (circulation), Patricia Tadros (culture) et Mireille Roberge (initiatives citoyennes), ainsi que le journaliste Martin Boucher, seront tous de retour au générique de l’émission réalisée par André-Anne Paré. Seul le thème musical sera renouvelé.

« Je trouve que c’est parfait comme moment. Les astres s’alignent de pouvoir commencer ce nouveau rôle-là en pleine campagne électorale. C’est comme une espèce de suite logique. »

— Une citation de  Alex Boissonneault

C'est comme si je déboulais de la colline parlementaire vers la station [de la rue Saint-Jean]. Parce qu’il y a un peu de ça. Je me retrouve dans mon domaine. Je connais bien les enjeux politiques, alors il y a quelque chose de rassurant là-dedans, a poursuivi celui qui a fait ses débuts à Radio-Canada comme vidéojournaliste à Windsor, en 2007.

La réalisatrice André-Anne Paré, le technicien Jean-François Betty et l'animateur Alex Boissonneault dans un studio de radio.

La réalisatrice André-Anne Paré, le technicien Jean-François Betty et l'animateur Alex Boissonneault lors de l'enregistrement d'une émission pilote de «Première heure«, le mercredi 10 août 2022.

Photo : Radio-Canada / Steve Breton

Prendre la parole

Observateur privilégié de la scène politique, Alex Boissonneault devra maintenant apprendre à lâcher le frein qu’impose le journalisme, comme il le dit si bien, et apprivoiser le métier d’animateur d'une quotidienne. Un métier auquel il est toutefois déjà rompu, ayant assuré la relève au sein d’émissions telles que Les Ex, Mordus de politique, La période de questions et Zone économie.

Comme animateur, il faut se mouiller un peu, il faut s’engager un peu, mais on reste à Radio-Canada. Et moi, ça me convient tout à fait, en ce sens qu’on respecte quand même des normes et pratiques. Je me considère toujours comme journaliste. En même temps, le rôle est différent aussi.

« C’est une fine ligne sur laquelle marcher, parce qu'il faut se mouiller sans être militant, il faut s’engager sans avoir d’agenda. Et ça, c’est sûr qu’au début, je serai prudent, mais ça va faire partie du défi. »

— Une citation de  Alex Boissonneault
Le journaliste Alex Boissonneault devant une caméra sur une place publique.

Le journaliste Alex Boissonneault à l'époque où il travaillait en Ontario, de 2007 à 2016.

Photo : Radio-Canada

Le passage de la télévision à la radio offre également de nouvelles possibilités au journaliste qui, au fil des ans, a effectué des remplacements à l’animation des matinales de Radio-Canada à Windsor, Sudbury et Toronto, en Ontario, où il a habité pendant une dizaine d’années.

C’est un médium que j’aime beaucoup, parce que c’est un médium qui offre plein de possibilités. [...] J’aime beaucoup la télévision. Ç’a été ma majeure jusqu’à maintenant, mais il y a une certaine lourdeur à la télé qu’il n’y a pas à la radio [...]. Et ça donne de la profondeur, parce que tu te consacres vraiment au contenu, un peu moins au contenant, et tu peux prendre le temps de discuter des enjeux.

Serrer les rangs

Cette transition ne se fera toutefois pas sans une phase d’adaptation. Les professionnels de l’information qui entourent Alex Boissonneault auront un rôle prépondérant à jouer dans son évolution, croit l’ancien militaire, faisant un parallèle avec l’esprit de corps dont il a fait l'expérience pendant ses quatre années dans l'armée.

C’est sûr que, comme animateur, il va falloir que je trouve mes repères. Il va falloir que je trouve mon ton. Il va falloir que je comprenne la mécanique. Ce n’est pas simple quand même de gérer un show comme ça. Évidemment, je ne suis pas seul là-dedans. Il y a une équipe. Ça aussi, d’ailleurs, c’est rassurant, indique le natif de Saint-Ferdinand, au Centre-du-Québec, qui s’est installé dans la capitale à son entrée en poste à la tribune de la presse, il y a six ans.

Mireille Roberge et Alex Boissonneault dans un studio de radio.

L'animateur Alex Boissonneault et Mireille Roberge chroniqueuse à l'émission «Première heure».

Photo : Radio-Canada / Steve Breton

Conciliation travail-famille

Une deuxième équipe sera toutefois nécessaire à la réalisation de cette ambition, croit encore le journaliste. La famille – sa conjointe et ses quatre enfants d’âges primaire et préscolaire – a été centrale dans sa décision de changer d'affectation, surtout qu’elle vient d’accueillir la petite dernière il y a à peine deux mois. Aux heures de sommeil entrecoupées par bébé s’ajoute donc maintenant l’horaire de sommeil atypique du morning man.

« C’est comme si j’avais deux bébés, cet été! Il y en a quand même un qui est plus important que l’autre. Il n’y a rien qui va battre ma petite fille. Mais il y a eu une petite fille qui est née et j’ai ce projet-là aussi qui commence. Disons que ça bouleverse une routine. »

— Une citation de  Alex Boissonneault

C’est un jour à la fois, avec son bagage d’expériences, sa bonne humeur et sa couleur, qu'Alex Boisonneault entend s’attaquer à son nouveau défi. Et avec, aussi, une certaine dose d'humilité. Il en faudra. Le journaliste sait que les comparaisons avec son prédécesseur, Claude Bernatchez, qui a tenu l’antenne avec succès pendant 17 ans, seront inévitables.

Claude a fait un super travail et je sais à quel point il est apprécié dans la région. Donc moi, j’arrive après ça. Je ne vais pas remplacer Claude. Je suis quelqu’un de différent, mais c’est sûr que les gens sont habitués à un modèle et sont habitués à cette relation-là. [...] En même temps, je pense qu’il faut passer par là…, a-t-il philosophé.

Portrait de Claude Bernatchez et d'Alex Boissonneault.

À partir du 15 août 2022, Alex Boisonneault prendra la relève de Claude Bernatchez à l'animation de «Première heure».

Photo : Radio-Canada / Steve Breton

Pour peu qu’on lui en donne la chance, le journaliste espère se laisser tranquillement découvrir. Outre son dada pour la politique, il se passionne pour l’histoire et la culture, il gratte la guitare à ses heures et est fasciné par les civilisations anciennes. Cela l’a d’ailleurs amené à rédiger son mémoire de maîtrise dans une université de Lima, au Pérou, où il a ensuite enseigné les sciences politiques. En espagnol, s.v.p.

Les enjeux de Québec à cœur

Depuis son arrivée dans la capitale, il s’intéresse en outre à l’actualité de la grande région de Québec qu’il a eu à couvrir par la lorgnette politique.

Avec les relations ville-banlieues, le développement du tourisme, l’effervescence économique de la région, le transport structurant évidemment, Québec vit un beau moment. Et ça aussi, ça faisait partie de la réflexion, de pouvoir participer à ça, parce que ce qu’on fait comme travail, c’est vraiment important. [...] On aide les gens à se faire une tête sur les enjeux. C’est un privilège de participer à ça.

Première heure avec Alex Boissonneault sera diffusé à partir du lundi 15 août, du lundi au vendredi, de 5 h 30 à 9 h.

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