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Plus de personnes sans-abri que de places dans les refuges à l’Île-du-Prince-Édouard

Charlottetown compte « nettoyer » le site où des campements ont été installés.

Des vêtements, des déchets et des poubelles en métal sur un terrain vague.

Des effets personnels appartenant à des personnes qui dorment sur un terrain de l’église chrétienne réformée, mercredi à Charlottetown.

Photo : CBC / Kirk Pennell

Radio-Canada

Une cinquantaine de personnes vivent dans la rue à Charlottetown et n’ont nulle part où aller, selon un intervenant communautaire. Il s’inquiète de la direction dans laquelle les autorités municipales pourraient s’engager.

Nous voyons en moyenne de 40 à 50 personnes dormant dans la rue de façon régulière. Tous les refuges de la ville sont pleins en ce moment. Ça veut dire qu’il y a déjà un manque de 40 à 50 lits, raconte Chris Clay, coordinateur du projet Reaching Home avec le Conseil autochtone de l’Île-du-Prince-Édouard.

L’organisme vient en aide aux personnes en situation d’itinérance. Il y a quelques semaines, plus d’une vingtaine de personnes vivaient dans un campement sur le terrain de l’église chrétienne réformée à Charlottetown.

Bien que plusieurs de ces individus aient démonté leur tente et soient partis, Chris Clay se demande où iront ceux qui restent.

Lundi soir, le conseil municipal de Charlottetown a adopté une résolution selon laquelle le site serait nettoyé. La ville s’appuie sur son règlement municipal qui concerne les lieux dangereux et inesthétiques.

Il n’est pas clair si la ville compte expulser les campeurs du site.

Des jeans et une chemise orange par terre sur ce qui semble être les cendres d'un feu éteint.

Des effets personnels appartenant à des personnes qui dorment sur un terrain de l’église chrétienne réformée, mercredi à Charlottetown.

Photo : CBC / Kirk Pennell

De plus en plus de gens sont sans logis à l’île, dit Chris Clay. Il indique que les refuges pour personnes sans-abri ouvrent à 8 h le matin et affichent habituellement complet après cinq minutes.

Pas une situation unique à Charlottetown

Selon Karla Bernard, députée du Parti vert dans Charlottetown-Victoria Park, c’est une autre preuve que des logements abordables sont absolument nécessaires à l’île.

Ce n’est que le début de l’histoire, dit-elle. Ceux qui gèrent les banques alimentaires à travers la province nous disent qu’il y a des gens qui vivent sur les plages, sous les ponts. Ce n’est pas un problème unique à Charlottetown.

Le maire de Charlottetown rencontre jeudi le ministre provincial du Développement social pour discuter de la situation.

D’après les renseignements de Shane Ross et Kerry Campbell, de CBC

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