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Un cours d’études autochtones désormais obligatoire à l’Université de l’Î.-P.-É.

Les professeurs se font prendre en photo.

Des professeurs de la nouvelle Faculté du savoir autochtone (IKERAS) à l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard

Photo : Radio-Canada / Jessica Doria-Brown/CBC

Radio-Canada

L’Université de l’Île-du-Prince-Édouard exige maintenant que tous ses étudiants réussissent au moins un cours d’études autochtones pour décrocher leur diplôme.

Les cours seront donnés cet automne par la nouvelle Faculté du savoir autochtone (IKERAS). Ils porteront notamment sur l’histoire des Autochtones, leur culture, leurs coutumes, explique le professeur adjoint David Varis, qui est un Cri.

David Varis devant un tambour et un cadre.

Le professeur adjoint David Varis

Photo : Radio-Canada / Jessica Doria-Brown/CBC

Le trauma intergénérationnel résultant des anciens pensionnats pour Autochtones, le processus de guérison et la réappropriation de leur culture par les Autochtones seront aussi abordés, ajoute-t-il.

Le tout découle de la volonté de l’Université d’agir à la suite des travaux de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, explique M. Varis. La Commission avait fait plusieurs recommandations visant l’amélioration de l’éducation en la matière.

David Varis dit croire que l’Université va ainsi enseigner la citoyenneté responsable.

Nous n’avons pas réussi à éduquer les Canadiens

La nouvelle Faculté, qui est la plus petite dans cette université en ce moment, compte quatre professeurs, dont le doyen intérimaire, Gary L. Evans, ainsi que d’autres professeurs à temps partiel.

Gary L. Evans, qui est un Métis, croit qu’il s’agit de la première faculté du genre dans une université canadienne. Il aimerait voir toutes les autres universités en fonder une également.

Gary L. Evans.

Le doyen intérimaire Gary L. Evans

Photo : Radio-Canada / Jessica Doria-Brown/CBC

Il est maintenant possible pour les étudiants de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard de faire une mineure en études autochtones, souligne-t-il. Le travail se poursuit en vue d'offrir un jour une majeure en la matière.

M. Evans dit ressentir de la fierté en pensant que tous les futurs diplômés de l’Université auront réussi au moins un cours d’études autochtones.

Nous n’avons pas réussi à éduquer les Canadiens, les étudiants étrangers et les immigrants au pays sur la véritable histoire du Canada, affirme Gary L. Evans.

Il ajoute que c’est le moment de corriger cela et de faire connaître la richesse de la culture autochtone.

J’en suis très fière

Selon la Mi'kmaw Judy Clark, une aînée en résidence qui est membre de la communauté d’Abegweit, tous les étudiants auront ainsi l’occasion de mieux comprendre la culture et l’histoire des Autochtones ainsi que la manière dont leur vie est encore déterminée et inhibée par la Loi sur les Indiens.

Judy Clark.

Judy Clark, une aînée en résidence qui est membre de la communauté d’Abegweit

Photo : Radio-Canada / Jessica Doria-Brown/CBC

J’en suis très fière, souligne Mme Clark.

Les Autochtones, explique-t-elle, ont connu de grandes difficultés identitaires parce qu’il est généralement peu question de leur société dans le milieu universitaire.

Judy Clark se réjouit des progrès en cours. Je crois réellement que nos ancêtres et les esprits nous aident à progresser et à partager notre savoir.

Ce sera merveilleux, ajoute-t-elle.

D’après un reportage de Jessica Doria-Brown, de CBC

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