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Impasse dans les négociations entre UOttawa et ses professeurs à temps partiel

Un panneau de l'Université d'Ottawa.

Un médiateur a été mandaté pour dénouer l’impasse dans les négociations entre l'Université d'Ottawa et les professeurs à temps partiel. Une rencontre est d’ailleurs prévue le 28 août (archives).

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

À l’approche de la rentrée, le bras de fer qui oppose l’Université d’Ottawa et ses professeurs à temps partiel n’est toujours pas réglé. Alors que les deux parties ont le pouvoir de décréter une grève, une rencontre est prévue à la fin du mois avec un médiateur pour tenter de trouver une issue à l’impasse.

Depuis mercredi, les quelque 2500 membres de l’Association des professeurs à temps partiel de l’Université d’Ottawa (APTPUO) ne sont plus protégés par les dispositions de la convention collective, ce qui techniquement donne le droit à l'Université d’Ottawa de décréter une grève légale (lock-out).

Les pourparlers pour le renouvellement de la convention collective des professeurs à temps partiel de l’Université sont lancés depuis mai, mais aucune entente n’a été conclue. Les membres de l’APTPUO ont voté en faveur d’un mandat de grève, en juin.

Un médiateur a été mandaté pour dénouer l’impasse. Une rencontre est d’ailleurs prévue le 28 août. Un conciliateur avait déjà tenté de rapprocher les deux parties, sans succès.

Même si la remise d’un avis de non-constitution d’une commission permet la tenue d’une grève légale à partir du 11 août 2022 à minuit une, les deux parties ont convenu de faire appel à la médiation, a indiqué l’Université d’Ottawa, dans une déclaration écrite transmise à Radio-Canada.

Dans la déclaration de l’Université d’Ottawa, la direction explique que : bien que l’Université souhaite négocier une entente qui reconnaît le rôle important de ses professeures et professeurs à temps partiel au sein de la communauté universitaire, elle est tenue de respecter la limite d’augmentation de la rémunération annuelle totale imposée aux universités et autres secteurs de la fonction publique décrétée par le gouvernement de l’Ontario dans le cadre du projet de loi 124.

Pas une question de salaire

La direction de l’Université d’Ottawa a décliné une demande d’entrevue, jeudi.

Ce n’est pas sur des conditions salariales [que les désaccords] sont les plus importants. Comme vous savez, on a un plafonnement d’1% en Ontario. C'est plutôt sur les conditions de travail, a indiqué Luc Angers, vice-président de l'APTPUO, jeudi en entrevue, à l’émission Les matins d’ici.

 Luc Angers lors d'un point de presse, en face de l'Université d'Ottawa.

Luc Angers, vice-président de l’Association des professeurs à temps partiel de l’Université d’Ottawa (archives)

Photo : Radio-Canada / Alexander Behne

Ce dernier souligne notamment des désaccords en matière de tâches non rémunérées.

Nos membres veulent du changement. Ils veulent une attitude beaucoup plus cordiale, une attitude beaucoup plus ouverte pour faire en sorte qu’on soit considérés comme faisant partie de la grande famille professorale.

Par écrit, la partie patronale indique que l'université [...] n’a aucune intention de modifier les conditions de travail des membres de l’APTPUO dans l’immédiat.

Les professeurs à temps partiel enseignent à plus de 60 % des étudiants du campus, surtout au premier cycle, selon l’APTPUO.

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